La demande de mise en faillite de l’entreprise américaine Tupperware à Alost (Flandre orientale) a officiellement été déposée lundi. L’entrepreneur Guido Dumarey a annoncé être candidat au rachat d’une partie des activités du fabricant de boites alimentaires en plastique, afin d’éviter la faillite de la branche belge de la grande marque, rapporte le quotidien De Tijd. Les syndicats de l’entreprise installée en Flandre affirment cependant qu’il y aurait plusieurs candidats repreneurs.
La demande de faillite de Tupperware à Alost est officielle, il y aurait des candidats repreneurs
Au mois de janvier, le siège central américain avait annoncé s'être mis d'accord sur la fermeture de l’usine à Alost. Les procédures judiciaires n'ont toutefois été engagées que plus d'un mois plus tard. Des curateurs, désignés ce lundi, sont actuellement en discussion avec la direction et les syndicats. Leur tâche principale est de trouver de l'argent pour rembourser les créanciers.
Selon le quotidien financier De Tijd, Guido Dumarey a fait savoir qu’il serait intéressé à reprendre une partie des activités à Alost. Dumarey est un entrepreneur de Flandre occidentale qui s'est également proposé comme candidat-repreneur lors des faillites récentes du constructeur de bus Van Hool et du fabricant de puces industrielles Belgan.
Il assure être assez confiant pour la poursuite des activités de Tupperware en Belgique, sur la base de ses années d'expérience dans les activités de moulage. Le groupe Dumarey a introduit une "demande d'extrême urgence" auprès du tribunal du travail à Termonde concernant la faillite des activités belges de Tupperware : Tupperware Belgium et Tupperware General Services, à Alost. Selon Dumarey, soit des enquêtes complémentaires doivent être menées avant que le tribunal puisse déclarer la faillite, soit les activités doivent être transférées sous autorité judiciaire pour éviter la faillite.
Plusieurs candidats repreneurs?
Les 270 employés doivent désormais s'inscrire auprès de l'Office régional de l'emploi VDAB et recevront une première indemnisation du Fonds de fermeture d'entreprise (FFE). Les indemnités de départ dépendront de ce que le curateur arrivera à récupérer des actifs. Le processus peut durer des années.
Le fabricant américain de boites alimentaires en plastique Tupperware Brands s'est retrouvé dans une situation intenable l'an dernier, avec une dette de quelque 700 millions de dollars. La marque a alors été reprise par des créanciers, parmi lesquels Stonehill Capital Management Partners et Alden Global Capital. La nouvelle société "The New Tupperware Company" a alors annoncé vouloir se concentrer sur certains pays-clés. La Belgique n'en faisait pas partie.
Selon les syndicats de Tupperware Alost, plusieurs repreneurs se sont manifestés pour poursuivre les activités de l’entreprise. Les organisations syndicales n'ont cependant pas voulu s'avancer sur le contenu des offres et leur impact sur l'emploi. Les curateurs désignés ce lundi doivent désormais examiner les offres.

