L'usine d'Alost (Flandre orientale) de la multinationale américaine Tupperware, dont la maison-mère est en grandes difficultés, cesse ses activités ce 8 janvier, après 63 ans d’activité. C’est ce qu’avait annoncé la direction du site le 19 décembre aux organisations syndicales, lors d'un conseil d'entreprise extraordinaire. Quelque 270 personnes devraient perdre leur emploi, mais il subsiste beaucoup d’ambiguïté. "Nous ne savons toujours rien sur les indemnités de licenciement. C’est une situation inédite", déclarait Jan Holtyzer du syndicat socialiste ABVV.
Dernier jour de travail pour le personnel de la fabrique Tupperware à Alost : "Il reste beaucoup d'ambiguïté"
A Alost, une trentaine de personnes ont entamé ce mercredi leur tout dernier quart du matin dans la fabrique de Tupperware. L’usine fermera ses portes ce soir, en raison des difficultés financières de la maison-mère américaine, qui a accumulé les dettes. Elle a été reprise récemment par quelques créanciers, qui veulent poursuivre avec 8 des 67 marchés de Tupperware dans le monde. Le sort des autres marchés reste flou.
L’usine d’Alost n’obtiendra ainsi plus de licence du siège américain à partir de ce mercredi. Mais selon les syndicats, il reste beaucoup d’ambiguïtés. "Nous attendons toujours de savoir ce qui va advenir des travailleurs de l’usine. Les administrateurs aux Etats-Unis n’ont en effet pas demandé la faillite", expliquait Jan Holtyzer du syndicat socialiste ABVV.
Aucune information n’a ainsi percé sur d’éventuelles indemnités de licenciements. "Les gens sont avant tout incertains et fâchés. Tupperware Belgique a toujours réalisé du très bon travail et les nouveaux produits ont toujours été fabriqués en premier dans notre pays, en raison de nos connaissances et notre expertise. Et voilà que le personnel est jeté comme objet encombrant".
"S’il faut attendre tellement longtemps la fin, il vaut mieux qu’elle vienne. Les travailleurs traversent depuis très longtemps une forme de chômage temporaire, qui entaille leurs salaires. Il faut clarifier leur situation à venir”, concluait Jan Holtyzer.
Réunion avec la direction locale
Une réunion était prévue ce mercredi matin entre syndicats et la direction locale. "Nous allons voir s’il n’est pas possible d’obtenir l’aide du tribunal du commerce en Belgique, afin qu’il prononce la faillite", indiquait Holtyzer.
"Le plus important pour nous est que la maison-mère prenne ses responsabilités et qu’elle verse au moins l’indemnité légale de licenciement au personnel".

