Les négociateurs de la probable future coalition rassemblant la N-VA, le MR, Vooruit, le CD&V et Les Engagés ne discuteront pas de la "super-note" socio-économique du formateur Bart De Wever d'ici vendredi. Ces mercredi et jeudi, les discussions porteront par contre sur une liste de nœuds concernant d'autres thématiques.
Formation fédérale : la note socio-économique de Bart De Wever repose jusqu'à vendredi
Entretemps, des éléments de cette super-note socio-économique (qui contient notamment les points sur lesquels les cinq partis parviennent le moins à s’entendre) ont fuité dans la presse. Elle a été présentée la semaine dernière par le formateur Bart De Wever. Elle n'a pas été bien accueillie par les socialistes de Vooruit ni, dans une moindre mesure, par Les Engagés et le CD&V démocrates-chrétiens.
Les socialistes flamands dénoncent notamment le retour d'une réduction nette des impôts (tax cut) à la place d'un glissement de fiscalité (tax shift). Vooruit craint que les recettes perdues ne soient compensées par la réforme des pensions, déjà fort importante. Les socialistes sont par ailleurs convaincus que leur président Conner Rousseau a déjà fait beaucoup de concessions et que cette attitude constructive est loin d'être récompensée dans la nouvelle note du formateur.
Une première réunion autour de cette super-note a eu lieu dimanche, mais Bart De Wever a dû s'en tenir à des discussions bilatérales. Depuis lors, les discussions sur ce thème sont à l'arrêt, signe qu'il s'agit du point le plus sensible de la formation du gouvernement fédéral. Il est possible que de nouvelles négociations aient lieu le week-end prochain, bien que l'ambiance ne semble pas optimale pour le moment.
En attendant, plusieurs mesures figurant dans la note ont fuité dans la presse. Le taux d'imposition des plus-values sur les actions - une demande de Vooruit - a été réduit de 10% à 5%, avec une exonération cependant réduite, passant de 10.000 à 6.000 euros. En outre, les salaires nets de ceux qui travaillent n'augmenteraient qu'à partir de 2027, via une augmentation de la quotité exemptée d'impôt.