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Bart De Wever est à nouveau bourgmestre d'Anvers et toujours formateur fédéral

Bart De Wever poursuit la formation fédérale: "Le diable est dans les détails"

Pour la troisième fois dans sa carrière politique, Bart De Wever (N-VA) a prêté serment comme bourgmestre d'Anvers, ce lundi matin, devant la gouverneure de la province anversoise Cathy Berx. Juste après la cérémonie, il s’est à nouveau rendu à Bruxelles pour y poursuivre les négociations pour la formation d'un gouvernement fédéral d’ici la fin du mois. "Il est temps de sortir le train d'atterrissage. Il reste 14 jours", déclarait De Wever dimanche lors de la réception de Nouvel An de la N-VA d'Anvers, pour encourager ses partenaires de Vooruit, du CD&V, des Engagés et du MR.

Anne François Belga
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"Le diable se cache toujours dans les détails et c'est à la fin qu'il apparaît", a déclaré le formateur à ce sujet. "Il n'y a pas de plus grand honneur pour moi que d'être bourgmestre de cette ville. On ne s'habitue jamais à franchir les portes de l'Hôtel de Ville", a par ailleurs déclaré Bart De Wever ce lundi dans la métropole. "C'est ici, à Anvers, que je peux faire le meilleur travail. Au niveau fédéral, l'écurie doit encore être nettoyée. A Anvers, nous avons déjà fait nos devoirs", a-t-il ajouté.

Dire adieu à l'écharpe maïorale en raison de l'appel du fédéral serait "amer", a poursuivi le président de la N-VA qui ne dirigera le gouvernement que s'il "peut faire quelque chose d'utile". "Je ne ferai pas de compromis sur mes ambitions", a-t-il insisté.

Enfin, Bart De Wever n'a pas voulu commenter le fait que le président du MR, Georges-Louis Bouchez, ait quitté les négociations le temps d'une interview le week-end passé. "Je suis formateur et pas donneur de leçon de morale", a-t-il rappelé. Selon le bourgmestre anversois, le départ de Bouchez n'aurait toutefois pas eu d'incidence négative sur les négociations.

Négociations sur la note socio-économique

Les négociations en vue de former un gouvernement fédéral reprenaient ce lundi à 12h, sur les nœuds qui restent à trancher dans les notes thématiques. Les présidents des cinq partis pressentis avaient déjà repris dimanche en fin d'après-midi leurs discussions sur base de la note socio-économique remaniée par le formateur Bart De Wever. Les entretiens se sont déroulés sur un mode bilatéral, chaque président s'entretenant individuellement avec le formateur.

Il n'y a pas eu dimanche de négociation rassemblant les cinq partis, c'est-à-dire la N-VA, le MR, les Engagés, Vooruit et le CD&V. La note socio-économique porte sur les questions les plus sensibles entre les cinq partis, à savoir la fiscalité, le marché du travail et les pensions. Les notes thématiques portent sur les autres points d'un futur accord de gouvernement, comme l’immigration, la défense, la santé et l’énergie, notamment. "Le volet socio-économique reste difficile", a reconnu De Wever lors de la réception de Nouvel An de la N-VA d'Anvers.

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