Aller au contenu principal
Bart De Wever quittait le palais royal vers 17h30 ce mardi

Le Roi prolonge la mission du formateur fédéral Bart De Wever jusqu'au 31 janvier

Le roi Philippe a reçu ce mardi après-midi Bart De Wever pour la 17e fois depuis les élections fédérales du 9 mars, afin que le président de la N-VA et formateur fédéral lui fasse rapport de sa mission. Au terme de cette audience, le souverain lui a accordé un nouveau délai pour former un gouvernement fédéral. Celui-ci court désormais jusqu'au 31 janvier, conformément à l'intention affichée par les potentiels partenaires fin décembre. Les cinq partis de l'Arizona (N-VA, Vooruit, CD&V, Les Engagés et MR) s'étaient alors fixés sur l'échéance de la fin du mois de janvier pour conclure au plus tard un accord de coalition.

Anne François Belga
Publié:

"Monsieur De Wever a fait rapport au Roi sur sa mission en vue de la formation d'un nouveau gouvernement, notamment sur l'avancement des discussions dans le domaine socio-économique. Les différents partenaires impliqués dans les négociations s'étant fixé pour objectif d'aboutir avant la fin du mois, M. De Wever fera rapport au Roi le 31 janvier prochain", indiquait le Palais dans un communiqué diffusé après une audience d'un peu moins d'une heure.

Le 20 décembre, le roi Philippe n'avait pas caché son impatience, indiquant espérer une "percée décisive" début janvier. Cette percée n'a pas eu lieu, malgré la poursuite des négociations. Celles-ci se déroulent cependant dans une ambiance constructive, y compris sur le socio-économique, indiquent diverses sources. Ce mardi, les négociateurs de la N-VA, du MR, des Engagés, de Vooruit et du CD&V ont poursuivi les discussions sur les thématiques de la fiscalité et des pensions. Ce travail continuera cette semaine.

Et si celui-ci prend du temps, c'est qu'il y a des centaines d'amendements, déposés notamment par Vooruit, à négocier. Les probables partenaires entendent également rédiger l'accord de gouvernement le plus précis possible. Le socio-économique - c'est-à-dire les réformes à mener en matière fiscale, d'emploi et de pensions - constitue le cœur des négociations. La fiscalité est l'un des volets les plus sensibles. Elle a provoqué au mois d'août l'échec de la première phase de formation. Le MR et Vooruit s'étaient alors opposés sur la taxation des plus-values, voulue par les socialistes et rejetée alors par les libéraux.

En début de semaine, le MR a rappelé dans la presse son refus de tout accroissement de la pression fiscale, suscitant un certain agacement des autres partis alors que la discrétion était de mise. Ce mercredi, les négociateurs des cinq partis reprendront leurs discussions dès 8h du matin.

En savoir plus

Les plus lus

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5