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L'hôtel de ville d'Anvers

Le Conseil d'État rouvrira mardi le débat sur l'assignation à résidence de jeunes à Anvers, entretemps suspendue

Le Conseil d'État rouvrira ce mardi à 10h - jour de la Saint-Sylvestre - le débat autour de l'assignation à résidence de 51 jeunes Anversois lors de la soirée du Nouvel An. Selon le Conseil d’Etat, cette affaire pourrait être sans objet étant donné que le bourgmestre Bart De Wever a révoqué l’assignation et annoncé une autre mesure mieux adaptée. La décision préventive du bourgmestre avait suscité de nombreuses critiques, dont celles de la Ligue des droits de l’homme, qui en questionnait la légalité.

Anne François Belga
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Les parents d'un adolescent de 17 ans ont saisi le Conseil d'État (CE) pour contester son assignation à résidence, imposée préventivement pour la soirée de la Saint-Sylvestre par le bourgmestre anversois. Vendredi, l'auditeur du CE a estimé qu'il y avait lieu de suspendre cette décision.

Le cabinet du bourgmestre de la ville portuaire, Bart De Wever, a réagi rapidement dans la soirée en annonçant une nouvelle mesure, mieux argumentée, pour s'assurer que le jeune ne quitte pas son domicile. "L'affaire est renvoyée au 31 décembre pour permettre aux parties d'exprimer leur point de vue sur la question de savoir si, conformément à la décision de retrait du 27 décembre 2024, l'affaire a encore un objet et si le requérant a encore un intérêt dans son action", précise le Conseil d'État.

Selon Bart De Wever, la plus haute juridiction administrative ne remet pas en question l'instrument des assignations à résidence préventives. "Nous prenons en compte les recommandations faites par le Conseil au cours de la session et nous allons y donner suite légalement", avait-on indiqué vendredi au cabinet du bourgmestre.

Comme les années précédentes, la ville d'Anvers a imposé préventivement à la mi-décembre des assignations à résidence pour des dizaines de jeunes pour la nuit du Nouvel An. L'objectif est de "pouvoir créer une soirée de réveillon sans crainte" de nuisances et de violences causées par certains groupes de jeunes.

La police procèdera également à des contrôles, notamment pour s'assurer que la cinquantaine de jeunes en question respectent l'assignation à résidence.

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