Un des 47 jeunes Anversois ayant reçu une assignation à résidence préventive pour la soirée du Nouvel An, imposée par le bourgmestre Bart De Wever (N-VA), a décidé de faire appel de cette décision. C'est ce qu'écrit Gazet van Antwerpen, et le porte-parole du bourgmestre a confirmé que le Conseil d'État examinait l'affaire aujourd'hui. "La légalité de cette mesure préventive sera évaluée", déclare Abderrahim Lahlali, l'avocat du jeune homme de 17 ans.
Un jeune de 17 ans, assigné à résidence le soir du Nouvel An, conteste la décision du bourgmestre d'Anvers
47 jeunes seront préventivement assignés à résidence lors de la soirée du Nouvel an à Anvers afin d'éviter qu'ils ne causent des nuisances. Cette mesure de prévention avait déjà été prise par le bourgmestre Bart De Wever (N-VA) ces deux dernières années dans la cité anversoise.
Le cabinet de Bart De Wever a déclaré que le bourgmestre "prenait toutes les mesures en son pouvoir" pour que la nuit de la Saint-Sylvestre se déroule dans le calme.
Depuis des critiques ont été émises contre cette mesure. Des professeurs de criminologie et la Ligue des droits de l'homme, par exemple, ont remis en question la base juridique d'une telle assignation à résidence.
Une mesure critiquée
Bart De Wever a réfuté ces critiques. Il a déclaré que la mesure était parfaitement légale, sur la base des articles 133 et 135 de la loi communale, et a qualifié les jeunes concernés de "vraiment pas irréprochables".
Entre-temps, un de ces jeunes, un jeune homme de 17 ans, a saisi le Conseil d'État pour contester l'assignation à résidence. Le Conseil d'État examine l'affaire aujourd'hui. "Au plus tard dans les 48 heures, il y aura un verdict", a déclaré son avocat Me Abderrahim Lahlali.
