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La Syrie possède encore une ambassade à Bruxelles

Deux semaines après la chute d'al-Assad, la Belgique envoie un émissaire à Damas

Le conseil ministériel restreint (kern) du gouvernement fédéral sortant s’estmis d'accord ce vendredi sur le principe d'envoyer un émissaire dans la capitale syrienne, Damas. Cette décision intervient près de deux semaines après la chute du régime de Bachar al-Assad et l'arrivée au pouvoir du groupe islamiste Hayat Tahrir al-Sham (HTS). Le dernier représentant de la Belgique en Syrie était l'ambassadrice Françoise Gustin. En 2012, la Belgique fermait son ambassade à Damas, en raison de l'escalade de la guerre civile. Il reste cependant une ambassade syrienne en Belgique. 

Anne François Belga
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Plus tôt dans la semaine, la Haute représentante de l'Union européenne pour la politique extérieure, Kaja Kallas, avait déjà annoncé la réouverture de la représentation de l'UE en Syrie. D'autres pays ont également dit vouloir prendre contact avec les nouveaux dirigeants syriens.

HTS figure sur la liste des organisations terroristes établie par les Nations unies. Depuis sa victoire, le mouvement affiche toutefois une attitude modérée. "Nous envoyons un émissaire à Damas pour échanger avec les nouveaux dirigeants de la Syrie", a expliqué le ministre des Affaires étrangères, Bernard Quintin (MR). "Le but est que notre diplomate sur place engage des discussions sur l'avenir de la Syrie. Nous devons faire passer clairement nos messages et nos attentes pour la reconstruction du pays".

La Belgique souhaite notamment que la transition dans le pays se déroule de manière pacifique et inclusive. Bernard Quintin a déjà exprimé précédemment le désir de la Belgique de voir le nouveau régime respecter les droits de l'homme et le droit international, protéger toutes les minorités et respecter les femmes.

"Durant les semaines et mois à venir, les nouveaux leaders doivent nous montrer, ainsi qu'au reste du monde, leur volonté de reconstruire la Syrie sur base de ces principes. Nous jugerons les nouveaux dirigeants sur leurs actes et pas seulement sur leurs dires", a-t-il ajouté.

Tout comme les autres pays, la Belgique aspire à l'avènement d'une Syrie stable et sûre, en premier lieu pour le bien de la population syrienne. "Et qu'à terme les réfugiés syriens en Europe et en Belgique puissent rentrer dans leur pays", a conclu le chef de la diplomatie belge.

Le ministre des Affaires étrangères Bernard Quintin

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