Le roi Albert II, son fils cadet le prince Laurent, sa fille la princesse Astrid et son gendre le prince Lorenz ont assisté ce vendredi matin au Te Deum à l'occasion de la Fête du Roi, dans la cathédrale de Saints-Michel-et-Gudule, située au cœur de la capitale. La reine Paola (qui a fait récemment une chute sans gravité) et la princesse Claire étaient les absentes du jour. Le Roi lui-même n’assiste jamais au Te Deum en son honneur. Le prince Laurent, qui a entamé des démarches devant la justice pour pouvoir bénéficier d'une couverture sociale en Belgique - une affaire qui sera traitée le 25 novembre au Tribunal du travail de Bruxelles -, a répondu aux questions de journalistes à ce sujet, après la cérémonie religieuse.
La famille royale assiste au Te Deum à Bruxelles pour la Fête du Roi
Le Premier ministre Alexander De Croo et la ministre de l'Intérieur Annelies Verlinden étaient notamment présents à la célébration religieuse en la cathédrale de Bruxelles. Ils sont arrivés un peu avant 10h, au même titre que des représentants du corps diplomatique, les associations patriotiques et certaines écoles. Peu après 10h, les membres de la famille royale ont gravi les marches de la cathédrale.
Le Te Deum ("Dieu, nous te louons" en latin) a débuté peu après leur arrivée. La reine Paola, victime d'une chute la semaine dernière, n'a pas pu se rendre à la cérémonie. Lors de son homélie, Mgr Luc Terlinden a souhaité un prompt rétablissement à la reine Paola. Il a également eu un mot pour les victimes des guerres au Proche-Orient et en Ukraine, ainsi que pour les victimes des inondations en Espagne.
Le roi Philippe, la reine Mathilde et leurs quatre enfants n'étaient pas présents au Te Deum. La tradition veut en effet que le Roi ne se célèbre pas lui-même.
Laurent : "Je suis le seul en Belgique"
Après la cérémonie du Te Deum, la princesse Astrid et le prince Laurent sont allés à la rencontre de la foule qui les attendait devant la cathédrale. C’était l’occasion pour certains journalistes d’interroger Laurent de Belgique au sujet de l’audience des plaidoiries qui aura lieu le 25 novembre au Tribunal du travail francophone de Bruxelles. Le prince cite en justice l'Union des Classes Moyennes (l'UCM) et l'Institut national d'assurances sociales pour travailleurs (l'Inasti) parce qu’il n’a pas droit de bénéficier d’une couverture sociale.
"Je suis le seul en Belgique. Ce n’est pas une question de moyens, mais une question de droits, point à la ligne". Laurent reçoit une dotation annuelle de 388.000 euros, mais ni lui ni son épouse Claire et leurs trois enfants n’ont droit à la sécurité sociale, qui couvre les soins de santé, la pension et l’assurance maladie. "Je ne demande rien de mal”, précisait le prince.
“Quand un migrant arrive en Belgique, il s’inscrit et a droit à une couverture sociale. Je suis peut-être un migrant, mais ma famille a participé à former ce pays", indiquait Laurent pour souligner l’injustice à laquelle il s’estime confronté. Elle lui pèse d’autant plus lourd que son épouse Claire a traversé récemment une longue maladie.
Lui-même, âgé de 61 ans, a été hospitalisé récemment et affirme avoir dû quitter l’hôpital plus tôt parce que son assurance ne pouvait plus couvrir les frais. "Mais je ne suis pas juge", concluait Laurent. "C’est la justice qui décidera".



