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Bart De Wever obtient un délai supplémentaire de 2 semaines "pour sortir de l’impasse"

Le formateur fédéral Bart De Wever a reçu du Roi deux semaines de plus, ce mardi, "pour sortir de l'impasse" des négociations, indique le Palais dans un communiqué, à l'issue d'une audience du président de la N-VA qui aura duré une heure.  Le formateur entend s'atteler en premier lieu à "rechercher une majorité stable", a-t-il indiqué mardi après-midi dans une rare réaction.

Eric Steffens Belga
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"Le Roi a constaté qu'il n'y avait pas encore de percée décisive pour la formation d'un nouveau gouvernement mais que des pourparlers étaient toujours en cours. Le Roi a donc décidé de confirmer monsieur De Wever dans ses fonctions et de lui octroyer deux semaines pour sortir de l'impasse. Monsieur De Wever fera un nouveau rapport au Roi le 25 novembre prochain", selon ce communiqué.

Bart De Wever avait présenté sa démission au Roi la semaine dernière, mais Philippe avait gardé sa décision en suspens, donnant au président de la N-VA une semaine supplémentaire.

Les discussions sont au point mort depuis le retrait des socialistes flamands de Vooruit, qui réclament une nouvelle note socio-économique. Ce mardi, les échanges ne paraissaient toujours pas mûrs pour une reprise des négociations, ni avec Vooruit, ni avec les libéraux flamands de l'Open Vld, rappelés par le formateur la semaine dernière.

Le Roi a dès lors décidé de lui donner encore deux semaines supplémentaires afin de trancher cette question.

De Wever entend d'abord "rechercher une majorité stable

"Mon intention est de réunir le plus rapidement possible une coalition de partis afin d'entamer la phase finale des négociations en vue de conclure un accord de gouvernement. Il s'agira en premier lieu de rechercher une majorité stable", a-t-il indiqué mardi après-midi dans une rare réaction.

"Compte tenu de la situation particulièrement grave de notre budget, nous n'avons pas de temps à perdre", ajoute-t-il. "Une proposition de méthode suivra donc rapidement, sur la base de laquelle les partis de bonne volonté devraient pouvoir s'engager à rejoindre la table des négociations. Je m'acquitterai discrètement de cette tâche dans la période à venir, comme je l'ai toujours fait au cours des derniers mois. J'espère pouvoir compter sur la même discrétion de la part de mes collègues négociateurs."

L'hypothèse de remplacer Vooruit par l'Open VLD ne fait pas l'unanimité parmi les partenaires. Si les libéraux francophones du MR se montrent favorables à l'idée, les centristes du CD&V et des Engagés sont réticents voire opposés à cette formule. Sammy Mahdi (CD&V) l'a rappelé au micro de Radio 1 : "nous ne soutiendrons pas une telle coalition du chaos". Sur La Première, Maxime Prévot (Les Engagés) a jugé "prématuré" de faire appel à l'Open VLD. Cette coalition ne tiendrait qu'à un siège, soit 76 sur les 150 que compte la Chambre et n'aurait pas de majorité dans le groupe linguistique néerlandais.

Le temps presse. L'objectif de pouvoir voter un budget avant la fin de l'année semble de plus en plus difficile à atteindre. L'enjeu est important: la Belgique est sous le coup d'une procédure en déficit excessif et doit soumettre à l'Union européenne un programme de réformes structurelles si elle veut assainir ses finances publiques en sept ans plutôt qu'en quatre ans.

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