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Bart De Wever

Formation fédérale : réunion des présidents de partis avant l'audience de Bart De Wever chez le Roi

La réunion lundi entre le formateur fédéral Bart De Wever (N-VA) et les présidents du MR, du CD&V et des Engagés n'a pas permis de dégager des résultats concrets, quant à la poursuite des négociations de formation soit avec Vooruit soit avec Open VLD. Les quatre hommes ont convenu de se retrouver à nouveau ce mardi matin avant que le formateur n'aille rendre rapport au Roi de sa mission, à 11h30. C’est ce qu’indiquait lundi soir l'entourage des négociateurs.

Anne François Belga
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Les quatre présidents de partis étaient appelés à faire le point sur la situation politique après les contacts discrets tenus ces derniers jours par le formateur royal Bart De Wever tant avec Vooruit que l'Open VLD. Deux possibilités s'offrent en effet à eux: ramener Vooruit à la table des négociations qui sont en cours depuis le 10 juin pour la formation d’un nouveau gouvernement fédéral ou embarquer plutôt les libéraux flamands dans une majorité de centre-droit. Cette seconde option a toutefois l'inconvénient de ne disposer que d'un seul siège de majorité à la Chambre et n'offre en plus aucune majorité dans le rôle linguistique flamand.

La semaine dernière, le formateur Bart De Wever avait présenté sa démission au Roi après le refus de Vooruit de poursuivre les négociations. Les socialistes flamands dénoncent un projet politique trop à droite et une contribution insuffisante des plus nantis à l'effort budgétaire qui sera mené par la future majorité.

Lundi dernier, le Roi n'avait toutefois pas accepté la démission de Bart De Wever. Il avait mis sa décision en délibéré, offrant au bourgmestre d'Anvers et président de la N-VA jusqu'à ce 12 novembre pour mener des consultations supplémentaires.

Mahdi: "Le CD&V ne soutiendra pas une coalition du chaos"

Pour le président du CD&V Sammy Mahdi, interviewé ce mardi matin dans l'émission "De ochtend" de Radio 1 (VRT), il faudrait encore donner une chance à la coalition Arizona, qui inclut les socialistes flamands de Vooruit. "On sent que c'est un peu bloqué, et que des blessures ont été infligées. La question est de savoir comment les guérir au mieux". Cette piste n'est pas encore refermée, selon Mahdi. 

Pas question, quoi qu'il en soit, d'une coalition avec l'Open VLD, qui ne reposerait que sur une majorité d'un siège à la Chambre et pourrait recourir aux pouvoirs spéciaux. "Une fois que l'électeur s'est exprimé, les politiques doivent assumer leurs responsabilités, et non se contorsionner pour contourner les règles du jeu". Une telle coalition serait celle du chaos, selon le chrétien-démocrate.

"Et cela ne tient pas qu'à Jean-Marie Dedecker", le député indépendant, élu sur une liste N-VA, vers qui les regards se sont tournés pour cette éventuelle majorité à 76 sièges. "Il y a aussi des élus dans d'autres partis pour qui je ne mettrais pas ma main au feu", selon Sammy Mahdi.

Ce dernier ne jette pas la pierre à Bart De Wever, qui garde l'étoffe d'un futur Premier ministre. Il souligne le caractère constructif de son parti et des Engagés. Mais si, plus tard dans la journée, un médiateur devait monter au jeu, il serait préférable que ce soit une personnalité capable de prendre un peu plus de recul. Et donc pas l'un des quatre présidents, qui se sont vus si souvent au cours des dernières semaines et des derniers mois, estime Sammy Mahdi.

Sammy Mahdi, président du CD&V, au micro de Radio 1
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Au micro de nos collègues de la RTBF, le président des Engagés Maxime Prévot a jugé prématuré, ce mardi matin, de faire appel à l'Open VLD pour remplacer Vooruit dans les négociations fédérales, alors que le formateur Bart De Wever est attendu en fin de matinée chez le Roi.

"On doit essayer jusqu'au bout d'obtenir le retour de Vooruit autour de la table. L'équilibre de l'action gouvernementale sera beaucoup plus appréciable avec une Arizona" (N-VA, MR, Engagés, Vooruit, CD&V), estime Maxime Prévot.

Le centriste ne cache toutefois pas le "désagréable sentiment de s'être fait un peu avoir" par le président des socialistes flamands, Conner Rousseau. "Il avait demandé qu'il n'y ait rien d'irrévocable qui ne soit décidé avant le scrutin communal. On a le sentiment qu'il a conclu rapidement l'accord de gouvernement flamand, qu'il a essayé d'engranger un maximum d'alliances avec la N-VA au scrutin communal, et puis, au lieu de s'assouplir, il s'est rigidifié pour nous envoyer balader".

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