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Pieter De Cock, tête de liste CD&V à Anvers, estime qu'une discussion avec le Vlaams Belang serait une perte de temps.

A Anvers, le CD&V ne veut pas négocier avec le Vlaams Belang et n'utilisera pas son droit d'initiative

A Anvers, c'est la liste d’extrême-droite Vlaams Belang de Filip Dewinter - arrivée 5e aux élections communales - qui a actuellement la main pour tenter de former une majorité, après que le PVDA, Vooruit et Groen aient refusé d’utiliser le droit d’initiative qui leur revenait auparavant. Pieter De Cock (photo), tête de liste du CD&V (arrivé 6e aux communales), a indiqué ce jeudi qu'il ne répondrait pas à l'invitation de l'extrême-droite à venir discuter, et que lui-même passera son tour au droit d'initiative, qui normalement prend cours après celui du VB.

Anne François Belga
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Selon la nouvelle loi électorale en Flandre, le droit d’initiative revient à l’élu ayant obtenu le plus de voix de préférence sur la liste qui a récolté le plus de votes. Il permet à cet élu, pendant une période de 14 jours, de tenter de constituer un accord de majorité avec d'autres listes, si la sienne n'a pas décroché la majorité absolue. S'il échoue, le droit d'initiative passe au parti suivant.

Au lendemain des élections du 13 octobre, ce droit est allé au bourgmestre sortant, le président de la N-VA Bart De Wever, qui a rapidement annoncé des négociations exclusives avec Vooruit. Celles-ci n'avaient toutefois pas abouti mardi 29 octobre, à l'échéance des deux premières semaines du droit d'initiative. La main est alors passée au PVDA, qui y a immédiatement renoncé, jugeant que cela n'avait plus de sens au vu des négociations exclusives entre la N-VA et Vooruit.

La main passait alors aux socialistes flamands, mais Vooruit a également refusé de prendre son droit d’initiative, tout en indiquant poursuivre les négociations exclusives avec la N-VA. Les deux partis veulent ainsi se laisser davantage de temps que deux semaines pour former une coalition. Groen héritait alors du droit d’initiative, mais le refusait en dénonçant son absurdité au vu des discussions exclusives entre N-VA et Vooruit.

Le Vlaams Belang, suivant dans la liste, n’a par contre pas refusé son droit d’initiative, mais se retrouve sans interlocuteur. La N-VA a refusé de négocier avec lui et le CD&V, que le Vlaams Belang a également sollicité, en fait de même. Au terme de 2 semaines d’essai de formation, le parti d’extrême-droite devra céder son droit d’initiative aux chrétiens-démocrates justement. Mais ils l’ont déjà refusé anticipativement, estimant qu’il s’agirait d’une "perte de temps", étant donné les discussions exclusives entre N-VA et Vooruit pour former une coalition.

La N-VA de Bart De Wever a obtenu 23 sièges, Vooruit en a 7 (sur 55). Le duo N-VA - Vooruit paralyse de facto le processus prévu par les nouvelles règles électorales, en poursuivant ses discussions hors de ce cadre et en se réservant l'exclusivité, ce qui rend toute autre majorité impossible.

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