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Le président de Vooruit, Conner Rousseau (à g.), et le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke

Frank Vandenbroucke : Vooruit est prêt à reprendre les négociations si De Wever "déplace le point d'équilibre"

Le parti socialiste flamand Vooruit est prêt à revenir à la table des négociations pour la formation d'un gouvernement fédéral avec la N-VA, le CD&V, le MR et Les Engagés si le formateur Bart De Wever (N-VA) accepte de toucher à l'équilibre de sa "super note". C’est ce qu’a déclaré ce mardi matin le Vice-premier ministre et ministre de la Santé publique sortant Frank Vandenbroucke au micro de l'émission "De Ochtend" sur Radio 1 (VRT).

Anne François Belga
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D’après le socialiste flamand Frank Vandenbroucke, le formateur Bart De Wever aurait dit à Vooruit que cet équilibre était "inébranlable", alors que le président du CD&V Sammy Mahdi déclarait lundi soir que "le curseur peut encore être déplacé". Vandenbroucke a répété que l'équilibre de la "super note" socio-économique du formateur était inacceptable pour Vooruit.

Pour lui, avec le déraillement budgétaire, les dépenses supplémentaires pour la défense et la réforme fiscale qui n'est pas entièrement financée, le futur gouvernement devra faire face à un effort d'environ 22 milliards d'euros. Or 95 % de l'effort devraient provenir des pensions, de la sécurité sociale, des adaptations de l'index, des services publics et de la réduction de moitié de la coopération au développement. Parallèlement, un effort de 5 % devrait être consenti pour les grandes fortunes par le biais de constructions "douteuses", selon Vandenbroucke. Le ministre fédéral sortant a souligné que cette répartition était injuste aux yeux de Vooruit.

Le 1er septembre, le médiateur de l'époque, le président des Engagés Maxime Prévot, avait plaidé en faveur de la recherche d'un nouvel équilibre. Mais le président du MR, Georges-Louis Bouchez, n'a rien voulu savoir. "Bart De Wever nous a dit que le point d'équilibre ne pouvait pas être déplacé, donc nous ne pouvons pas commencer à négocier", a soutenu Frank Vandenbroucke. "Mais si Sammy Mahdi a été informé que ce point pouvait changer de place, alors cela doit être clarifié", a ajouté le ministre socialiste en référence aux déclarations du président du CD&V lundi soir dans l’émission "De Afspraak" (Canvas). Selon ces propos, "le curseur peut encore être déplacé".

Si Bart De Wever a déclaré le contraire à d'autres, et si Sammy Mahdi a raison, Vooruit est prêt à rejoindre la table des négociations, a souligné le Vice-premier ministre. "Car il est absolument nécessaire d'élaborer un budget et de mettre en œuvre de toute urgence des réformes équitables".

Le président du CD&V, Sammy Mahdi, a appelé les présidents des partis impliqués à prendre leurs responsabilités

Vooruit se sent "poussé" vers la sortie

Lundi soir, le président de Vooruit Conner Rousseau refusait de son côté d'endosser le costume du fautif dans l'échec des négociations pour la formation d'une coalition au fédéral. "Nous voulons toujours prendre nos responsabilités", a-t-il répondu à ses détracteurs dans plusieurs entretiens. "Mais nous nous sentons poussés hors de la formation", ajoute-t-il, dans l'émission Terzake (VRT), ainsi qu'auprès de la chaine privée VTM et du quotidien Het Laatste Nieuws (HLN).

Le président des socialistes flamands a tenté une offensive médiatique pour défendre sa position, alors que les autres partis de la potentielle coalition Arizona l'ont rapidement accusé d'agir de manière irresponsable en quittant les négociations. "Vooruit veut toujours prendre ses responsabilités. Et ce, également dans les moments difficiles. Mais seulement si le contenu est bon et que la charge est répartie équitablement". Il faut des "choix justes", défend-il auprès de HLN et de VTM.

"Personne ne peut reprocher à Vooruit de ne pas avoir fait de son mieux", déclarait encore Conner Rousseau. "Nous voulons monter au gouvernement, soyons clairs. Et nous avons toujours confiance en Bart De Wever dans son rôle de formateur. Nous ne demandons pas de complètement retourner la note, nous demandons un peu plus de raison et un équilibre correct", précisait le jeune président de Vooruit. S'il n'avait eu qu'à négocier avec Bart De Wever, il y aurait un gouvernement depuis longtemps, a encore déclara Rousseau.

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