Aller au contenu principal
Bart De Wever (à g.) a donné sa démission au Roi comme formateur, mais le souverain tient sa décision en délibéré

De Wever remet sa démission au Roi comme formateur fédéral, mais obtient un délai supplémentaire

"Sa Majesté le Roi a reçu monsieur Bart De Wever en audience au Palais royal de Bruxelles. Monsieur De Wever a informé le Roi de l'avancement de sa mission en vue de la formation d'un nouveau gouvernement. N'ayant pas obtenu l'accord de tous les partenaires actuellement impliqués dans les négociations, monsieur De Wever a remis sa démission au Roi. Le Roi tient sa décision en délibéré et donne à Monsieur De Wever le temps, jusqu'au 12 novembre prochain, de mener des consultations supplémentaires", indiquait le Palais royal peu avant 13h ce lundi.

Anne François Belga
Publié:
Actualisé:update:

Le président de la N-VA était arrivé peu après 11h30 au Palais de Bruxelles, après une dernière réunion avec les présidents du MR, des Engagés, du CD&V et de Vooruit pour tenter de débloquer les négociations en vue de la formation d'un gouvernement fédéral. Le président de Vooruit, Conner Rousseau, a quitté en premier la présidence de la Chambre où se tenait la réunion de la coalition "Arizona", suivi une vingtaine de minutes plus tard par les négociateurs des autres partis.

Les socialistes flamands ont répété ces derniers jours qu'ils ne pouvaient entrer dans une nouvelle phase de la formation fédérale sur la base de la note socio-économique du formateur. Dimanche encore, en réunion bilatérale avec De Wever, ils ont réclamé une répartition équitable des efforts en vue de redresser les finances publiques.

Concrètement, les partis restants - soit la N-VA, le MR, les Engagés et le CD&V - vont poursuivre le travail à quatre en explorant les possibilités d'un élargissement à un cinquième partenaire, nécessaire pour obtenir une majorité, commentait lundi midi l'un des négociateurs. Un enjeu de court terme s'impose à eux: l'urgence du vote d'un budget. La fin de l'année approche et les délais pour parvenir à un vote en temps utile sont de plus en plus difficiles à tenir.

"Les cinq partis veulent continuer à négocier pour former un gouvernement", estimait le journaliste Bart Verhulst (VRT NWS). "Aucun de ces partis n’a dit qu’il ne voulait plus faire partie d’une nouvelle coalition et qu’il fallait négocier sans lui. Pas même Vooruit".

REGARDER

Le patronat flamand appelle les partis à prendre leurs responsabilités

Les organisations patronales flamandes Voka et Unizo n'ont pas caché leur déception par rapport à l'évolution des négociations pour la formation d'un nouveau gouvernement fédéral. Après la démission du formateur de jeter l'éponde ce lundi - mais il a obtenu du Roi un délai d'une semaine-, le Voka et l'Unizo appellent les partis à conclure d'urgence un accord et à œuvrer à des réformes.

Pour le Voka, il est "incompréhensible" que les négociations pour la formation d'un nouveau gouvernement fédéral soient si laborieuses. "Nous avons besoin d'urgence d'un gouvernement fédéral pour mettre sur pied un budget et lancer les réformes structurelles nécessaires", estime son administrateur délégué, Hans Maertens, appelant tous les partis politiques au sens des responsabilités. "Un accord de gouvernement ne sera jamais parfait pour toutes les formations politiques et les parties prenantes concernées."

L'organisation des indépendants flamands Unizo ne cache pas non plus son insatisfaction et ses craintes. "Nous sommes près de cinq mois après les élections et les réformes plus que nécessaires en matière de pensions, de sécurité sociale et de fiscalité notamment semblent plus éloignées que jamais", se désole son patron, Danny Van Assche. Il estime que les responsables politiques doivent se rendre compte "de la gravité de la situation et former un gouvernement dans l'intérêt du pays."

En savoir plus

Les plus lus

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5