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Le formateur fédéral et président de la N-VA Bart De Wever

Formation fédérale : réunion de la dernière chance des partis de l'Arizona avec Bart De Wever

Une réunion des cinq présidents du MR, des Engagés, de la N-VA, du CD&V et de Vooruit - les 5 partis pressentis pour former une nouvelle coalition fédérale - était prévue ce lundi matin à 10h. Les partis doivent déterminer s'ils souhaitent poursuivre ou non les négociations à cinq. Le formateur Bart De Wever doit se rendre chez le Roi à 11h30 pour faire un nouveau rapport de sa mission. Il se pourrait qu’il donne sa démission au souverain en tant que formateur fédéral, sa "super note" socio-économique n’étant toujours pas approuvée par les socialistes flamands et dans une moindre mesure par les partis centristes CD&V et Les Engagés.

Anne François Belga
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Les négociations sont dans l'impasse depuis la semaine dernière, lorsque les socialistes flamands ont rejeté la dernière proposition de Bart De Wever sur la table. Les présidents de partis ne se sont pas vus depuis jeudi. "Nous avons une réunion préalable à l'audience de Bart De Wever au Palais royal, qui a été convoquée par le formateur avec les cinq présidents de ce qui constitue toujours l'Arizona", a déclaré Maxime Prévot (photo).

Dans la dernière note socio-économique présentée par le formateur, "tout n'est pas à jeter, il faut pouvoir en débattre", a poursuivi le président des Engagés. "C'est par la négociation qu'on pourra avancer et pas en renvoyant systématiquement la balle au formateur." L'Arizona reste la coalition la plus robuste, selon lui, et une "opportunité unique" de réunir une majorité de chaque côté de la frontière linguistique.

Maxime Prévot, président des Engagés

Interrogé sur Bel RTL, Georges-Louis Bouchez (MR) a souligné qu'il préférait voir Bart De Wever poursuivre sa mission de formation d'un gouvernement fédéral et n'a pas exclu de négocier avec d'autres partis. La possibilité de remplacer Vooruit par l'Open VLD a été citée ces derniers jours. Une telle coalition aurait une majorité d'un seul siège au Parlement. "Une majorité d'un seul siège, c'est assez, ça fait une majorité", a affirmé le président des libéraux francophones.

En revanche, il ne souhaite pas ouvrir les discussions au PS. Georges-Louis Bouchez a plébiscité le dialogue et rappelé l'urgence de la situation budgétaire de la Belgique.

Le président du MR, Georges-Louis Bouchez (archives)

Le président du CD&V, Sammy Mahdi, s’est montré peu optimiste ce lundi avant la réunion de la dernière chance. "Les chances de réussite sont limitées, nous le savons tous. Mais il est important que chacun prenne ses responsabilités pour former un gouvernement. Personne ne comprendrait si nous ne arrêtions de négocier maintenant".

Le président du CD&V, Sammy Mahdi

Vooruit : "A Bart De Wever de décider maintenant"

Le parti socialiste flamand a renvoyé dimanche soir au formateur Bart De Wever la responsabilité de débloquer l'impasse des négociations fédérales, à la veille d'une nouvelle audience royale du président de la N-VA. "Nous voulons que les efforts soient répartis équitablement. Et nous voulons que le pouvoir d'achat et la santé des Flamands soient protégés. Nous avons clairement réitéré ce message. C'est au formateur maintenant de décider de la suite des événements", a fait savoir un porte-parole de Vooruit.

Le président de Vooruit Conner Rousseau (photo) juge toujours insuffisante la dernière version de la note socio-économique et des tableaux budgétaires. Bart De Wever avait déjà remis sa démission au Roi fin août dernier, enclenchant une mission de médiation du président des Engagés Maxime Prévot, qui avait remis en selle le président de la N-VA. Vooruit assure qu'il veut prendre ses responsabilités. "Nous l'avons fait récemment avec le gouvernement flamand et nous voulons le faire à nouveau aujourd'hui, en mettant de l'ordre dans ce pays et en assainissant le budget", indiquent les socialistes flamands.

"Nous avons à nouveau demandé que les plus grandes fortunes contribuent également à cet assainissement. C'est la seule façon d'être équitable. Ce n'est qu'ainsi que l'on peut exiger des efforts de la part d'un grand nombre de gens ordinaires." Pour Vooruit, "si les autres partis présents à la table veulent protéger les super-riches et les multinationales, au détriment de la sécurité sociale, c'est leur choix, mais on ne peut pas demander cela aux socialistes."

Conner Rousseau, président de Vooruit (archives)

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