Le dossier Schild & Vrienden, du nom de ce mouvement estudiantin d'extrême-droite créé par de l'ancien député Vlaams Belang Dries Van Langenhove, sera examiné le 28 février, a tranché ce vendredi la cour d'appel de Gand (Flandre orientale). Dries Van Langenhove et six de ses camarades sont poursuivis pour racisme et négationnisme. Les sept suspects ont déjà été condamnés par le tribunal correctionnel, mais sont allés en appel de ce jugement.
Hans Rieder, l'avocat du principal prévenu Dries Van Langenhove, avait contesté la composition du siège et considérait que les trois conseillers d'appel appelés à juger son client en seconde instance n'avaient pas été désignés valablement. Il avait précisé qu'il se présenterait "sous réserve" devant la cour mais, contrairement au procès en première instance, il n'avait pas introduit de demande en récusation.
L'enquête sur le groupe nationaliste flamand Schild & Vrienden a débuté à la suite d'un reportage de la VRT diffusé fin 2018. On y voyait des membres du mouvement estudiantin d'extrême-droite échanger des messages racistes, antisémites, sexistes ou glorifiant la violence sur des forums de discussion privés.
Le 12 mars dernier, le tribunal correctionnel a condamné Dries Van Langenhove à un an de prison ferme pour infraction à la loi sur le racisme et le négationnisme. Il a également écopé de 10 mois de détention avec sursis pour violation de la loi sur la détention d'armes, à une déchéance de ses droits civiques pendant 10 ans et à une amende de 24.000 euros.
Son bras droit a, lui, écopé de huit mois avec sursis et d'une amende de 8.000 euros. Quatre prévenus se sont vu infliger six mois avec sursis et 8.000 euros d'amende. Le dernier prévenu a bénéficié de la suspension du prononcé de la condamnation sous conditions, notamment celle d'une visite guidée à la caserne Dossin de Malines.

