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La reine Mathilde et le roi Philippe ont visité la nouvelle exposition sur Louise d'Orléans au château de Chantilly, en France

Le roi Philippe en apprend davantage sur son aïeule Louise d'Orléans pendant la visite d'Etat en France

Après deux jours à Paris, le couple de souverains belges quittait mercredi matin la capitale française. La dernière journée de sa visite d'État en France l'emmenait au château de Chantilly et à Lille, grande ville du nord avec laquelle la Belgique entretient des liens particuliers. Entretemps, Philippe et Mathilde sont de retour en Belgique, après une cérémonie d’adieu militaire à Lille, mercredi soir.

Anne François Belga
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Au château de Chantilly, c'est un évènement lié intimement à l'histoire familiale du roi Philippe qui l’attendait mercredi avec la Reine, aux côtés du président français Emmanuel Macron et de son épouse: l'ouverture en avant-première d'une exposition consacrée à Louise d'Orléans. Princesse de France, elle est devenue la première reine des Belges en épousant Léopold Ier en 1832. Un personnage méconnu, parfois qualifié de "reine oubliée", qui a pourtant joué un rôle unique dans l'histoire de la Belgique.

L'exposition est le fruit d'un partenariat entre le musée Condé et le service des Musées et du Patrimoine culturel de la Province de Namur. Après avoir ouvert ses portes au grand public à Chantilly ce samedi, l'exposition déménagera d'ailleurs Namur de mi-mars à mi-juin, au TreM.a - le Musée des Arts anciens.

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Louise d'Orléans, "reine oubliée"

Au-delà de son rôle historique dans l'émergence d'un tout nouveau pays, Louise d’Orléans avait un goût sûr pour les arts et a, par exemple, initié une collection royale de tableaux. "Elle a favorisé la naissance d'un romantisme belge", notait Mathieu Deldicque, directeur du musée Condé. Elle-même collectionnait les œuvres et était en contact avec nombre d'artistes via les salons et par la correspondance.

"Elle recevait des artistes au palais de Laeken. Et c'est elle qui repéra, à Paris, celui qui deviendra le grand portraitiste des familles royales au 19e siècle, Franz Xaver Winterhalter", expliquait Mathieu Deldicque. La correspondance prolifique de la première reine des Belges ne se limita pas aux artistes: elle était férue de politique et "a échangé à peu près 30.000 lettres avec environ toutes les têtes couronnées de l'époque", pointe Julien De Vos, directeur du Service des musées et du patrimoine culturel de la Province de Namur. "Le Palais nous a permis d'avoir accès à toutes ces correspondances."

Si l'exposition a lieu au musée Condé du château de Chantilly, ce n'est pas un hasard. C'est l'un des frères de la reine, Henri d'Orléans, duc d'Aumale, qui a fondé le musée. Or, l'exposition est née d'une volonté de mettre en lumière les personnages féminins mis en valeur dans ses collections, indique son directeur Mathieu Deldicque. Le musée Condé est ensuite entré en contact avec la province de Namur, et l'exposition est née de ce partenariat. Les œuvres rassemblées se mêlent à celles issues de la Collection royale, comme un tableau de Joseph Meganck qui dépeint une reine Louise qui s'éteint à Ostende à 38 ans seulement, entourée du roi, de leurs trois enfants et de la famille d'Orléans.

Mais "le chef-d'œuvre de l'exposition, pour moi - et c'est un prêt exceptionnel -, est le tableau de François-Joseph Navez, un des plus grands artistes belges de l'époque", pointe Mathieu Deldicque. Cette toile de 1834 a été prêtée par l'église Assomption de Notre-Dame de Houyet, en province de Namur. Léopold Ier avait commandé cette œuvre pour l'offrir à son épouse, pour la chapelle du Palais. La scène évoque sans doute le prince héritier Louis-Philippe, premier enfant du couple décédé à 9 mois.

Les œuvres (aquarelles, huile sur toile,...) collectionnées par Louise d'Orléans elle-même, ou qui la représentent à travers les coups de pinceaux des grands artistes de l'époque, se mêlent dans l'exposition "Louise d'Orléans, première reine des Belges - Un destin romantique" à des souvenirs intimes de la reine, notamment des chaussons de bal confectionnés à Bruxelles, ou un bracelet aux pendants en forme de cœur qui lui a été offert par la reine Victoria du Royaume-Uni.

Louise d'Orléans, première reine des Belges

Dernière étape : Lille

En milieu de journée, le roi Philippe et la reine Mathilde étaient attendus mercredi à Lille (capitale des Hauts-de-France) pour un déjeuner offert par le maire Martine Aubry, en présence des ministres-présidents bruxellois Rudi Vervoort et flamand Matthias Diependaele et du Secrétaire d'État Mathieu Michel.

Dans l'après-midi, le couple royal a visité le site d'EuraTechnologies, incubateur et accélérateur de start-ups, l’un des plus grands centres d'innovation technologique d'Europe. "Il s'agit d'un bon exemple de la manière dont la coopération transfrontalière entre les acteurs flamands, wallons et français de la région conduit à la création d'un écosystème numérique intégré, capable de rivaliser avec les grandes villes européennes", soulignaient les Affaires étrangères.

Le Roi et la Reine ont terminé leur séjour de 3 jours en France à la préfecture du Nord. Le long de la place de la République, des dizaines de curieux étaient rassemblés pour assister au départ du roi Philippe et de la reine Mathilde, dont des enfants qui ont crié "Vive la Reine !" Le couple royal s’est prêté à un bain de foule, en conclusion de la première visite d'État en France depuis 2003.

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