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Elections communales et provinciales ce dimanche, cette fois sans obligation de vote en Flandre

Quatre mois après les élections législatives, régionales et européennes du 9 juin, les Belges sont à nouveau appelés aux urnes ce dimanche, cette fois pour les scrutins communaux et provinciaux. Les bureaux de vote ont ouvert leurs portes à 8h dans tout le pays, pour accueillir plus de 8 millions d’électeurs, Belges et non-Belges. Le nombre d’électeurs est cependant difficile à prédire en Flandre puisque l’obligation de vote y a été levée pour les élections locales (pour la première fois depuis l'introduction du suffrage universel plural en 1892). Les citoyens en âge de voter (dès 18 ans) devront élire les conseils communaux des 581 entités du pays - qui ne seront bientôt plus que 565 en raison de fusions -, ainsi que les 10 conseils provinciaux. S'y ajoutent quelques originalités spécifiques à Anvers (conseils de district) et aux communes à facilités (conseils de CPAS). Les résultats du scrutin local seront à suivre pendant toute la journée sur tous les canaux de VRT NWS : radio, télévision, internet (y compris Flandreinfo.be), et l’application (et plus particulièrement la page KIES24).

Anne François Belga
Publié:

A Bruxelles, où le vote est électronique, les bureaux de vote resteront ouverts jusqu'à 16h00, pour accueillir les près de 650.000 électeurs sur 19 communes. En Wallonie, ils fermeront déjà à 13h00. Tous les Wallons votent en effet sur papier, à l'exception des habitants des communes germanophones de l'est du pays (où le vote est électronique). Un bulletin blanc est prévu pour la commune, un bulletin vert pour la province, et un bulletin spécial bleu pour les habitants de Comines-Warneton qui élisent également leur Conseil de l'Action sociale.

La Flandre - où pour la première fois il n'est donc plus obligatoire de voter - est partagée entre environ une moitié de votes sur papier et l’autre moitié de votes électroniques. Conséquence, l'heure de fermeture des bureaux de vote varie d'une commune à l'autre: 13h00 dans celles où l'on vote avec un crayon et du papier, 15h00 là où l'isoloir est équipé d'un ordinateur.

Participation ?

En Flandre, la grande inconnue sera le taux de participation, puisque l'obligation de vote est abrogée à l'échelon local pour la toute première fois. Les électeurs potentiels ne sont plus "convoqués", mais "invités" à se déplacer vers l'isoloir.

Il y a un peu plus de 8 millions d'électeurs belges (8.137.505) et 162.817 électeurs de nationalité étrangère (dont 27.780 non-UE) qui se sont inscrits dans les temps. Cela représente un peu plus de 15% des électeurs étrangers potentiels qui ont décidé de faire la démarche pour pouvoir voter.

Quelque 13.356 conseillers communaux sont à élire: 7.239 en Flandre, 5.243 en Wallonie francophone, 703 à Bruxelles, et 171 en Communauté germanophone. Il n'y a qu'en Flandre que ce chiffre baisse (de 159 élus par rapport à 2018), grâce aux fusions de communes. Partout ailleurs, ce chiffre est poussé vers le haut par l'accroissement de la population.

Il y a aussi 404 conseillers à élire au niveau provincial, qui concerne toute la Belgique sauf Bruxelles (229 conseillers en Wallonie, 175 en Flandre).

Communes appelées à fusionner

A noter que le scrutin communal est organisé non pas par l'Etat fédéral mais par les trois Régions (Flandre, Wallonie, Bruxelles), et par la Communauté germanophone pour les 9 communes de l'Ostbelgien.

À plusieurs endroits, l'élection va permettre de mettre en place le premier conseil communal d'une toute nouvelle entité. Même si les fusions ne sont pas encore effectives, elles ont été anticipées et les électeurs des entités appelées à se fondre en une seule votent pour les mêmes listes et pour un seul et même conseil communal.

En Wallonie, c'est le cas de Bastogne et Bertogne, en prévision de leur fusion le 2 décembre. En Flandre, c'est le cas dans 28 communes, qui fusionneront officiellement au 1er janvier prochain pour n'en former plus que 13. Il n'y aura alors plus 581 communes mais 565 dans notre pays.

A quatre mois d’intervalle

Si cette année 2024 est si riche en élections, c'est une pure coïncidence: les assemblées locales sont élues pour six ans, les assemblées parlementaires renouvelées en juin dernier le sont pour cinq. La proximité des deux scrutins n'est cependant pas sans incidence sur la stratégie des partis, et les observateurs s'empresseront d'analyser si les grands gagnants de juin engrangent également de précieuses victoires à l'échelon le plus proche du citoyen. À cet échelon, les enjeux sont souvent très spécifiques à l'entité: mobilité, sécurité, logement, notamment.

Les candidats semblent aussi davantage portés par leur popularité individuelle que par leurs couleurs politiques. En témoignent les nombreuses "listes du bourgmestre" ou alliances locales sous des noms qui ne révèlent rien des partis qui y participent. En Flandre, l'Open VLD joue pleinement cette carte, lui qui a sous-performé il y a quatre mois. Le CD&V tente quant à lui de conserver ses nombreux maïorats dans les communes du nord du pays.

En Wallonie, le PS était resté de loin le numéro 1 en 2018 au niveau local, tout en reculant, entre autres dans les grandes villes. Il conservait malgré tout le maïorat dans sept des neuf grandes villes du sud, les deux autres (Mouscron et Namur) étant dirigées par un élu des Engagés. Que parviendront à faire les libéraux, par exemple à Mons? Le PTB affirme vouloir résolument participer au pouvoir là où il se fait "incontournable", lui qui n'est actuellement que dans une seule majorité, à Zelzate en Flandre.

A Bruxelles, les 19 bourgmestres en place se présentent au scrutin, quasi tous en tête de liste. Le PS était en 2018 premier parti de la capitale, en termes d'élus et de bourgmestres, mais est attaqué de toutes parts : sur sa gauche avec le PTB et la Team Fouad Ahidar, et frontalement par le MR et Les Engagés, qui entendent surfer sur leur succès du 9 juin.

Suivez les élections avec VRT NWS

La VRT se mobilise pour présenter tout ce dimanche, en direct, les nouvelles électorales depuis les différentes provinces et nombre de villes et communes du nord du pays. Un véritable marathon, à suivre notamment via le Verkiezingsmarathon sur VRT1, la première chaine TV de la VRT. Les premiers résultats sont attendus après 15h, dans des petites communes où le vote se fait de façon électronique.

Via le site internet de VRT NWS, on pourra suivre jusque tard ce soir les informations, analyses et résultats dans un Liveblog général, mais aussi via un liveblog spécifique à chacune des 5 provinces flamandes et à Bruxelles.

La rubrique KIES24 du site internet reprend l’ensemble des informations liées aux élections, comme des analyses et listes de candidats pour chaque province et commune.

Vous pourrez également suivre un résumé des nouvelles électorales du jour et des résultats sur les sites en français (flandreinfo.be), allemand et anglais de VRT NWS.

Les présentateurs du Verkiezingsmarathon sur VRT 1: Aurélie Boffé, Wim De Vilder, Ivan De Vadder et Annelies Van Herck (de g. à dr.)

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