Un vol militaire belge, comprenant 250 places, sera organisé ce mercredi vers Beyrouth dans le but de rapatrier des citoyens belges et européens du Liban, où l'armée israélienne mène une offensive contre le Hezbollah. La ministre des Affaires étrangères Hadja Lahbib a précisé que le vol transportera à l’aller des équipements médicaux, via une équipe B-Fast.
Un vol militaire rapatriera mercredi des Belges et des Européens du Liban
L'avion partira pour Beyrouth depuis l'aéroport de Cologne, en Allemagne, chargé de matériel médical pour venir en aide aux hôpitaux libanais. Cette opération entre dans le cadre de B-Fast, la structure d'aide d'urgence du gouvernement. La Belgique avait en effet annoncé la semaine passée qu'elle répondrait à la demande libanaise en envoyant du matériel médical pour une valeur totale de 150.000 euros: gants et aiguilles, compresses, bandages, thermomètres, notamment.
Le même avion servira, au retour vers la Belgique, au rapatriement de citoyens belges et européens, avec une capacité de 250 places. Le nombre de Belges ayant exprimé le souhait de quitter le Liban a augmenté "ces dernières heures", selon le cabinet de la ministre Lahbib. Mercredi dernier, on parlait encore d'une centaine seulement, mais ce chiffre a rapidement gonflé. Le lendemain, la ministre évoquait d'ailleurs à la Chambre un quasi-doublement du nombre de candidats.
Les Affaires étrangères ont contacté lundi tous les candidats connus à un retour, pour leur proposer d'emprunter le vol de mercredi. Jusqu'ici, la Belgique comptait encore sur des places sur des vols commerciaux, ou à bord de vols spéciaux affrétés par d'autres pays européens, pour rapatrier les Belges désireux de quitter le Liban.
Vendredi, les premiers rapatriements belges - une cinquantaine de personnes - ont ainsi eu lieu via un vol militaire néerlandais. Samedi, une trentaine de Belges ont quitté le Liban avec un autre vol organisé par la Défense des Pays-Bas. La Défense belge avait précisé la semaine dernière se tenir prête à mener une opération de rapatriement, n'attendant qu'un signal du gouvernement.
Selon une estimation récente, environ 1.800 Belges se trouvaient au Liban avant le début de l’offensive de l’armée israélienne contre le Hezbollah. Cela fait plusieurs mois que le service public fédéra Affaires étrangères leur recommande de quitter le pays tant qu’il y a encore des vols commerciaux.

