Les négociateurs du futur gouvernement flamand (N-VA, CD&V et Vooruit) se sont une nouvelle fois réunis ce mercredi matin, pour une brève session étant donné qu'une plénière du parlement flamand est prévue dans l'après-midi. "L'ambiance est bonne, on avance", déclarait la négociatrice des socialistes Melissa Depraetere avant la réunion. Parmi les sujets que les négociateurs ont encore à traiter figurent notamment une éventuelle réduction du nombre de parlementaires de 20%, une possibilité de réintroduire l’obligation de vote en Flandre aux élections locales, l’avenir des provinces, l’épineux dossier des réductions d’émissions d’azote, ou encore le rôle du gouvernement régional dans l’enseignement.
Formation flamande : le nombre de députés au Parlement figure parmi les thèmes encore en discussion
Mardi soir, plusieurs thèmes de discussion ont été bouclés, indiquait Melissa Depraetere (Vooruit). Les négociateurs en auraient été à la 40e page sur environ 180 pages. Le président du CD&V Sammy Mahdi estimait qu'il y a de grandes chances d'avoir un accord de gouvernement dès ce jeudi.
Dans la nuit de dimanche à lundi, les partenaires ont pu dégager un accord sur le budget, un gros morceau dans ces négociations. Mais cela ne signifie pas qu’ils sont déjà d’accord sur tous les dossiers qui sont moins liés aux budgets. L'une des dernières pierres d'achoppement porte sur la volonté de la N-VA et de Vooruit de réduire le nombre de députés flamands de 124 à 100 en 2029. Tout comme dans le débat sur la suppression des provinces, le CD&V s'y oppose.
L'idée de réduire le nombre de députés est inscrite depuis 2019 dans une note du président de la N-VA Bart De Wever. Le groupe Vooruit au Parlement flamand a également déposé une résolution en ce sens sous la précédente législature. Les deux partis voient dans cette réduction un exercice d'efficacité. Ils estiment que la Flandre présente un taux relativement élevé de parlementaires par habitant.
Mais pour les démocrates-chrétiens du CD&V, il ne serait pas avisé de réduire le nombre de députés. Ils estiment que cela accentuerait la difficulté des plus petits partis à décrocher un siège. Le parti présidé par Sammy Mahdi pointe aussi du doigt un manque de données objectives pour évaluer les conséquences d'une telle mesure. "La seule chose que nous savons, c'est que nous risquons de rendre le Vlaams Belang plus fort encore".
Le CD&V voit d'autres mesures plus efficaces pour réduire les dépenses du Parlement, par exemple en intervenant sur les notes de frais, sur les indemnités de départ ou sur les suppléments dont bénéficient les présidents de commissions.

