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Les négociateurs flamands tentent d'ôter les dernières pierres d'achoppement

Les négociateurs de la N-VA, de Vooruit et du CD&V sont réunis depuis 13h00 à la place des Martyrs, le siège du gouvernement flamand à Bruxelles, pour tenter d'enlever les dernières pierres d'achoppement qui entravent encore la formation du prochain exécutif flamand.

Eric Steffens Belga
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L'intention ne serait pas d'aller au finish dès ce mardi, entendait-on dans l'entourage des partis. Mais bien d'atterrir jeudi ou vendredi. Les partis pourraient alors tenir leur congrès de participation durant le week-end. Et le formateur Matthias Diependaele (N-VA) se présenter lundi prochain au Parlement flamand, pour une "déclaration de septembre" qui marquerait le coup d'envoi du nouveau gouvernement, placé sous sa présidence.

C'est l'accord budgétaire dégagé dans la nuit de dimanche à lundi qui permet d'entrevoir la naissance du gouvernement Diependaele I avant les élections locales.

Restent toutefois des points de désaccord à trancher: la suppression de l'échelon de pouvoir provincial, la protection des terres agricoles, la réintroduction du vote obligatoire aux élections locales, la possibilité de sanctionner des parents qui fourniraient trop peu d'efforts pour respecter les accords passés avec l'école, ou pour apprendre le néerlandais, l'interdiction d'engrais dans des zones naturelles...

La prime flamande à l'emploi pourrait disparaître en cas de baisse importante des impôts au niveau fédéral

Les trois partis qui négocient actuellement la formation du prochain gouvernement flamand (N-VA, Vooruit et CD&V) se sont accordés sur la suppression de la prime à l'emploi (jobbonus) flamande. Mais cette dernière, qui peut atteindre un maximum de 650 euros par an pour les salaires les plus bas, ne sera supprimée qu'en cas de baisse importante des charges au niveau fédéral, a appris Belga à plusieurs sources.

La prime à l'emploi était l'un des chevaux de bataille de l'Open VLD dans le gouvernement démissionnaire de Jan Jambon. Grâce à cette mesure, les salaires les plus bas (moins de 3.000 euros bruts) bénéficient d'une prime annuelle de 650 euros. L'année dernière, près d'un million de Flamands ont reçu ce bonus qui devait permettre de rendre le travail plus gratifiant.

Selon plusieurs journaux - et l'information a été confirmée à Belga par plusieurs sources - la mesure serait supprimée par la nouvelle majorité. Cette suppression serait toutefois assortie de conditions, dont celle d'une importante réduction de l'impôt fédéral.

Vers un éventuel retour du vote obligatoire pour les élections locales ?

Les négociateurs des trois partis qui formeront selon toute vraisemblance la prochaine majorité en Flandre doivent encore discuter d'un possible retour de l'obligation de voter aux élections locales. Cela fait partie des points sensibles qu'il reste à trancher, selon différentes sources.

Les socialistes de Vooruit seraient à l'origine de cette proposition.

Pour la première fois cette année, les Flamands ne sont plus légalement tenus de voter pour les élections communales et provinciales. Ce changement a été décidé par le gouvernement de Jan Jambon, avec une majorité N-VA - CD&V - Open Vld. C'était à l'époque un trophée pour les libéraux, alors que les chrétiens-démocrates y allaient à reculons.

Les socialistes, qui étaient alors dans l'opposition, sont opposés à cette mesure. Ils ont désormais placé le sujet sur la table des négociations d'un nouveau gouvernement. Le parti souhaite un retour à l'obligation de vote, un point qui devrait être tranché dans les prochains jours. La N-VA ne serait pas très enthousiaste, tandis que ce n'est "pas un must" pour le CD&V, qui préférerait que l'on évalue d'abord les conséquences de son abandon.

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