L'Université de Gand (UGent) a engagé une procédure ce vendredi pour faire cesser l'occupation par plus de 300 étudiants et activistes pro-palestiniens de l'un de ses bâtiments et des alentours du rectorat, a annoncé le recteur Rik Van de Walle. La décision fait suite à des violences qui ont eu lieu lorsque 10 activistes ont pénétré dans le rectorat, en matinée, avant d’être évacués par la police.
Des activistes pro-palestiniens ont pénétré dans le rectorat : l'UGent veut mettre fin à l'occupation de ses locaux
Des échauffourées ont eu lieu avec les agents de sécurité et le personnel académique lors de l’intrusion d’activistes pro-palestiniens dans le rectorat ce vendredi matin. A la demande de l'université, la police est intervenue pour faire sortir les manifestants mais ceux-ci ont refusé de coopérer. Une dizaine d'entre eux ont été interpellés. Ils font l’objet d’une arrestation administrative pour trouble de l’ordre public et refus de s’identifier, précise la police gantoise. Ils resteront en cellule pour un maximum de 12 heures. L'un d'entre eux a été impliqué dans des actes de violence à l'encontre d'un agent de sécurité et de trois autres membres du personnel de l'université.
"Nous avons été confrontés non seulement à des actes de vandalisme graves ayant engendré des dégâts matériels importants, mais aussi à des violences dont ont été victimes plusieurs membres du personnel", s'est indigné le recteur Rik Van de Walle. L'occupation du bâtiment UFO n'a jamais été officiellement autorisée, mais elle était jusqu'ici tolérée. Selon le recteur, les activistes n'ont pas respecté les accords conclus avec la direction de l'établissement.
"Il s'agissait notamment de garantir la sécurité des étudiants, du personnel et des visiteurs. Aujourd'hui, cet accord a été manifestement violé. Les limites de la protestation raisonnable et légitime ont été largement dépassées", estime le recteur. Van de Walle a donc demandé au service juridique de l'université de prendre les mesures nécessaires pour faire évacuer les bâtiments.
Pour ce faire, un mandat judiciaire est obligatoire ainsi que l'assistance éventuelle d'un huissier. En fin d’après-midi rien ne s’était encore produit. Il est assez probable que l’évacuation n’aura plus lieu ce vendredi. Quant aux 300 d’étudiants et militants qui occupent depuis le 6 mai le bâtiment UFO à Gand et demandent à l'université de rompre tous ses liens académiques avec Israël, ils se concertaient pour voir comment ils réagiront à l’ordre du rectorat de quitter le bâtiment.
L'UGent entretient une vingtaine de collaborations avec des universités et des instituts de recherche israéliens. En début de semaine, l'Université de Gand a annoncé qu’elle mettra un terme à trois collaborations avec des institutions impliquées dans le conflit en Israël, sous la pression des activistes. Mais le boycott académique général auquel appellent les manifestants ne s'est pas concrétisé.

