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La VUB a décidé de soumettre à un examen approfondi tous les projets de recherche en cours dans lesquels un partenaire israélien est impliqué

La VUB veut arrêter un projet sur l'IA auquel participent 2 institutions israéliennes

L’Université Libre néerlandophone de Bruxelles (VUB) veut mettre fin à sa collaboration à une étude scientifique relative à l'intelligence artificielle (IA) à laquelle participent également deux partenaires israéliens. C’est ce qu’elle a annoncé mercredi au terme d'une évaluation négative de sa commission d’éthique. La VUB a décidé de soumettre à un examen approfondi tous les projets de recherche en cours dans lesquels un partenaire israélien est impliqué, en raison de l'escalade du conflit entre Israël et l'organisation extrémiste palestinienne Hamas dans la bande de Gaza.

Anne François Belga
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La Vrije Universiteit Brussel entend décider projet par projet de l'avenir de ses collaborations avec des institutions en Israël. Il y a sept projets en cours au total. L'université veut, selon les termes de son recteur Jan Danckaert (photo), offrir une totale transparence quant à ses projets collaboratifs financés par l'Union européenne via le programme-cadre Horizon Europe. Ce programme de financement pour l'innovation et la recherche est ouvert aux pays européens et à d'autres pays associés, dont notamment Israël.

Les projets auxquels la VUB est partie prenante n'ont "aucun lien avec des applications militaires", assure un responsable de la communication de l'université. "Néanmoins, tous font actuellement l'objet d'une évaluation approfondie en raison de l'escalade du conflit."

Le recteur de la VUB, Jan Danckaert

Trois des sept projets seront bientôt finalisés. Trois autres ont un terme plus long. Il s'agit de deux projets de recherche médicale sur le dépistage du cancer du sein et les soins aux patients et d'un sur l'évolution de la législation sur les maltraitances faites aux enfants. Le septième, sur l'intelligence artificielle, a reçu un avis négatif du comité d'éthique.

"En raison de la nature des recherches, une utilisation détournée pourrait avoir lieu, notamment pour des objectifs militaires", explique le recteur. "Cela ne correspond pas à nos valeurs éthiques". La VUB consulte donc la Commission européenne pour pouvoir se retirer du projet.

L'Université Libre néerlandophone de Bruxelles rappelle qu'elle n'a pas de collaboration bilatérale avec Israël. Les projets auxquels elle participe actuellement impliquent également des institutions d'autres pays.

"Le monde politique n'a pas à dicter l'attitude des universités"

Interrogé mercredi devant le Parlement flamand, le ministre de l’Enseignement Ben Weyts (photo) a indiqué que les universités flamandes avaient leur propre cadre de référence en matière de coopération avec des universités israéliennes et qu'il ne lui appartenait donc pas d'y mettre son grain sel. "Je laisse cette évaluation aux universités. Ce n’est pas au politique à s’en mêler".

Dans l'opposition, les députés Thijs Verbeurgt (Vooruit) et Jos D'Haese (PVDA) ne se sont pas satisfaits de cette réponse, estimant au contraire que le ministre devrait aller plus loin et relayer l’appel des étudiants. La poursuite des violences au Proche-Orient a provoqué ces dernières semaines de par le monde l'occupation de plusieurs universités par des étudiants dénonçant le bain de sang à Gaza.

Le ministre de l'Enseignement, Ben Weyts

L’occupation d’un bâtiment de l’UGent se poursuit

C'est notamment le cas au sein à l'Université de Gand. Les étudiants protestataires réclament de leur Alma Mater qu'elle mette fin à ses coopérations avec ses homologues israéliennes en guise de protestation. Ils occupent depuis lundi un bâtiment de l’université et ont décidé mercredi soir de poursuivre leur action. "Nous trouvons inacceptable que le conseil d'administration de l'UGent ne réponde pas à nos exigences et ne discute pas avec nous."

Les militants des organisations Ghent Students for Palestine et End Fossil Gent exigent que l'université gantoise rompe tous les liens qu'elle entretient avec les institutions israéliennes et qu'elle mette la durabilité au centre de toutes ses décisions budgétaires et éducatives. L'UGent n'a pas autorisé l'occupation, mais des accords ont été conclus avec les quelque 300 personnes qui occupent désormais le bâtiment. Certains membres du personnel sont également solidaires du mouvement. A la base, il devait prendre fin mercredi, mais l'absence de réponse du recteur Rik Van de Walle suscite la colère des activistes.

Lundi soir, l'université avait fait parvenir aux occupants un aperçu du screening de toutes ses collaborations avec des partenaires israéliens depuis 2018. "L'UGent n'a pour l'instant aucune collaboration avec des parties impliquées dans de graves violations des droits de l'homme. Ni à Gaza, ni à Jérusalem-Est, ni en Cisjordanie", affirme le recteur Van de Walle.

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