Les curateurs de l’entreprise Van Hool de Koningshooikt (province anversoise), déclarée en faillite, ont dégagé un accord de principe avec le groupe néerlandais VDL (autocars et bus) et GRW, une entreprise partenaire de la société allemande Schmitz Cargobull (remorques), pour la reprise de différentes branches du constructeur de bus flamand. C’est ce qu’a confirmé un porte-parole de l'entreprise mercredi soir. Les autres candidats repreneurs, qui s’étaient manifestés pour une part en dernière minute, ont été exclus de la reprise.
Accord de principe avec les constructeurs VDL et Schmitz Cargobull pour la reprise de Van Hool
Le tribunal de l'entreprise de Malines a déclaré la faillite de l'entreprise Van Hool lundi, et depuis lors les quatre curateurs ont discuté d'une offre finale avec les parties prenantes. Celle-ci a été soumise par le groupe néerlandais VDL - qui vient d’ouvrir une usine de construction de bus électriques à Roulers - et le Sud-Africain GRW, partenaire de l’Allemand Schmitz Cargobull. "Les autres offres soumises au collège des curateurs ces derniers jours ont bien entendu été discutées avec ces mêmes parties prenantes et n'ont finalement pas été retenues", a annoncé l'entreprise Van Hool.
Le constructeur VDL avait réclamé plus de clarté sur la situation pour mercredi soir, menaçant sinon de retirer son offre et refusant de s’engager dans des enchères sur la reprise avec d’autres candidats. "Nous ne pouvions plus attendre plus longtemps avant de prendre une décision", indiquaient les curateurs mercredi en fin de soirée. Ils souhaitent maintenant permettre la relance à court terme pour "d'une part conserver la valeur intrinsèque de l'entreprise, et d'autre part conserver autant que possible l'emploi".
D’après le curateur Jeroen Pinoy, l'intérêt pour l'entreprise en faillite par les deux entreprises retenues était "sincère" et témoignait d'une appréciation pour la firme et ses employés. Il relève qu'il y avait un risque que sans relance immédiate, Van Hool perde son potentiel de main d'œuvre. Sans compter que la distribution des véhicules commandés (autocars, autobus et véhicules industriels) risquait aussi d'être retardée et d'accuser des surcoûts. Le cahier de commandes menaçait en outre de se vider totalement. "C'est la meilleure solution pour l'emploi et une relance durable", a insisté Jeroen Pinoy.
Plus de 1.500 emplois perdus
"Schmitz Cargobull veut rester à Koningshooikt (province d’Anvers) et projette même d’y construire un nouveau site de production. Et l’entreprise VDL veut également conserver l’emploi à Konigshooikt", indiquait encore le curateur Pinoy. Dans un premier temps, entre 650 et 950 emplois pourraient être conservés. Ce qui signifie qu’au moins 1.550 des 2.500 employés de Van Hool devront se chercher un autre emploi.
Le ministre flamand des Travaux publics, Jo Brouns, estime que les curateurs ont pris leur décision "en toute indépendance et après un examen minutieux de tous les intérêts en jeu". Il espère que cette décision mettra fin à l'incertitude des dernières semaines. Selon lui, des emplois pour au moins 650 personnes seront maintenus à court terme au sein de l’entreprise Van Hool.
En attendant, l'agence flamande pour l'emploi, le VDAB, fera tout pour aider les travailleurs licenciés, avec les mesures de soutien nécessaires.
Profonde déception des syndicats
La déception et l'impact de la faillite restent très importants, a réagi le syndicat chrétien ACV mercredi soir après l'annonce d'un accord de principe pour la reprise du constructeur de bus Van Hool. Mais des perspectives demeurent pour l'industrie. L'accord final de principe prévoit en effet que Van Hool soit repris par le néerlandais VDL pour la ligne de production de bus et cars, et par l'allemand Schmitz Cargobull pour celle des remorques.
Il faudra du temps pour digérer ce coup dur, indiquait Kim Samison au nom de l'ACV. "D'abord pour les collaborateurs et leurs familles, mais aussi pour la région et l'industrie". Des centaines de travailleurs se sont déjà présentés auprès du VDAB depuis lundi.
Le nombre total d'employés qui pourront rester à Koningshooikt (Lierre) sera annoncé dans les semaines à venir par les repreneurs. La production devrait se normaliser sur le site de Van Hool en Macédoine du Nord.


