L’inscription à la location d’un logement social passera dorénavant en Flandre par un Registre central d’enregistrement. Tous les candidats devront y enregistrer une inscription unique, y compris ceux qui figurent actuellement déjà sur une liste d’attente. Ces derniers devront en effet reconfirmer leur dossier endéans le mois, afin de conserver leur place sur la liste d’attente. Le système se veut transparent, mais comprend des difficultés accrues pour les personnes qui ne sont pas habituées aux applications numériques ou qui n’ont pas accès aisément à l’internet.
Tous les candidats à la location d'un logement social devront s'inscrire via un nouveau registre central
Le Registre central d’enregistrement, numérique, doit permettre à tous les candidats à un logement social - y compris ceux qui figurent déjà sur une liste d’attente - de gérer leur dossier en ligne. "Jusqu’à présent, toutes ls sociétés de logements sociaux possédaient leur propre système d’enregistrement. Il était difficile d’obtenir une vue globale de la situation. Certains candidats étaient ainsi inscrits auprès de plusieurs sociétés", explique le ministre flamand du Logement, Matthias Diependaele.
"Le nouveau système permet aux sociétés de logement de se faire une meilleure idée des besoins et permet aux candidats locataires de gérer eux-mêmes facilement leur place sur la liste d’attente", précise le ministre.
Le nouveau système représente néanmoins un défi, estime Gert Eyckmans d’Initia, l’association des Sociétés flamandes de logements. "Ce Registre central d’enregistrement, mais aussi l’actualisation nécessitent un travail supplémentaire considérable. Tous ceux qui sont déjà inscrits doivent en plus contrôler à temps leurs données".
Qui a droit à un logement social ?
Les candidats à la location d’un logement social doivent répondre à certaines conditions. La liste de ces critères est longue, et s’allonge continuellement. Cette liste figure dans son intégralité sur le site du gouvernement flamand , mais en voici les éléments essentiels :
- Il faut être âgé d’au moins 18 ans. Les personnes plus jeunes doivent être émancipées ou vivre de façon autonome - Il faut être inscrit au registre national ou au registre des étrangers - Le candidat ne peut posséder un logement ou un terrain, que ce soit en Belgique ou à l’étranger. Il existe certaines exceptions, comme le fait que ce logement ait été déclaré inhabitable - Si les extraits de compte révèlent que le candidat a épargné un montant qui est égal à ce qu’il peut gagner maximum par an pour avoir droit à un logement social, sa demande sera refusée
La location d’un bien social s’accompagne également d’une série d’obligations. Les locataires sociaux doivent ainsi pouvoir prouver qu’ils parlent le néerlandais et ils doivent s’inscrire auprès de l’office flamand pour l’emploi et la formation VDAB s’ils sont au chômage. Ils doivent également déclarer auprès de leur bailleur social toute modification de la composition du ménage ou des revenus.
Inégalités face au nouveau système
Pour s’inscrire comme candidat à un logement social, il faut posséder une carte d’identité électronique et un ordinateur ou avoir accès à l’application itsme (photo). Ce qui n’est pas évident pour tout le monde. "Et l’application ne fonctionne pas encore à 100% sur les appareils mobiles, ce qui veut dire que les candidats qui n’ont pas accès à un ordinateur fixe peuvent rencontrer des problèmes", prédit Gert Eyckmans d’Initia, l’association des Sociétés flamandes de logements.
Le ministre Diependaele déclare qu’il y a une solution à d’éventuels problèmes. "Nous travaillons avec un système qui permet aux locataires ou candidats locataires de s’enregistrer en ligne, mais ils peuvent aussi gérer leur dossier par téléphone ou via e-mail. Ou ils peuvent se rendre aux bureaux des sociétés de logements sociaux".
Ces dernières se préparent en tous cas à recevoir beaucoup de questions. "Nous nous attendons à voir beaucoup de personnes frapper à notre porte", indique Gert Eyckmans. "Nous avons déjà lancé une collaboration avec des organismes d’aide sociale, avec les centres publics d’aide sociale et des administrations locales, afin de disposer d’un nombre important de lieux où les candidats locataires pourront poser leurs questions".

