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Le parc national de Haute Campine

Plus de 9.000 espèces de plantes et d'animaux recensées dans le parc national de la Haute Campine

Une étude de grande envergure réalisée à l’initiative de l’association "Regionaal Landschap Kempen en Maasland" (Paysage régional de Campines et du Maasland) et de la Coupole limbourgeoise pour l’étude de la nature vient de révéler que plus de 9.000 espèces de plantes et d'animaux ont été observées sur une période de vingt ans dans le parc national de la Haute Campine (photo). Le rapport faisant suite à l’étude a été coécrit par une quarantaine d'experts venant de différentes organisations environnementales et universités flamandes. Il devrait permettre de mieux protéger les espèces qui sont en voie de disparition et celles qui sont réellement typiques du biotope du parc national.

Anne François Belga
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Le rapport fournit un aperçu et une analyse des paysages, des habitats et de la biodiversité du parc national de la Haute Campine et de ses environs immédiats. Il répertorie également plus de 9.000 espèces étudiées pendant les années 2000 à 2020 sur la base de 500.000 observations. Un travail unique en son genre en Flandre. Selon les auteurs, au moins 1.600 espèces doivent encore être observées, ce qui signifie que le parc renfermerait près d'un quart de la biodiversité dont dispose la Flandre.

Les espèces de plantes vasculaires sont les plus observées sur le territoire. Viennent ensuite les coléoptères, suivis par les papillons nocturnes et les champignons. Comme la Sésie du Tremble, un papillon de nuit, six espèces ne sont visibles en Flandre que dans le parc national. "Cela nous donne une énorme responsabilité", soulignait Johan Van Den Bosch, coordinateur du parc national Haute Campine.

Un autre paysage du parc national Haute Campine

De nombreuses espèces menacées

Dans l'ouvrage, les auteurs signalent en outre qu'une espèce observée sur six est inscrite sur la liste rouge des espèces menacées de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). "Le rapport indique par exemple que la grenouille des champs risque de disparaitre de ce parc national. C’est un signal rouge que s’allume. Nous devons veiller à rendre notre nature plus robuste", estime Johan Van Den Bosch (vidéo).

"En Flandre, nous avons négligé notre nature pendant des siècles, ce qui a entraîné une diminution de la biodiversité", a déploré la ministre flamande de l'Environnement Zuhal Demir, qui est aussi présidente du groupe de gestion du parc national Haute Campine. "Pourtant, cette biodiversité est comme un baromètre de la qualité de notre nature et, par extension, de notre santé à tous."

Et de poursuivre : "La gestion de la nature et sa restauration fonctionnent. La situation dans le parc national évolue vers un “beau temps", grâce aux efforts combinés de toutes les parties impliquées".

La ministre Zuhal Demir (centre) tient le rapport de plus de 350 pages réalisé par une quarantaine d'experts
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