Le parti Vooruit, membre de la majorité fédérale, ne fera pas pression sur le gouvernement pour qu'il se joigne aux accusations de génocide sur les Gazaouis portées par l'Afrique du Sud contre Israël devant la Cour internationale de Justice (CIJ) à La Haye. La formation socialiste proposera toutefois d'envisager une autre procédure devant l'instance judiciaire, axée sur la situation humanitaire à Gaza, avec pour objectif de mener à un cessez-le-feu, a indiqué dimanche le député fédéral socialiste flamand Joris Vandenbroucke, lors de l'émission "De zevende dag" sur la VRT.
Vooruit propose d'intenter une procédure alternative à l'encontre d'Israël devant la CIJ
Au sein du gouvernement fédéral, les verts, les socialistes et le CD&V ont insisté pour se joindre à la plainte déposée par l'Afrique du Sud devant la CIJ, dont la première audience s'est tenue vendredi dernier. Les libéraux se sont quant à eux opposés à cette démarche.
Lors de l'émission de la VRT, le socialiste flamand Joris Vandenbroucke a affirmé que la Belgique ne pouvait plus adhérer à la procédure sud-africaine. "Ce que Vooruit va proposer au sein du gouvernement, c'est d'intervenir sur la base de la situation humanitaire à Gaza, avec pour objectif d'amener la CIJ à prendre une décision permettant, par exemple, de demander un cessez-le-feu permanent", a expliqué le député.
Nadia Naji (photo), co-présidente de Groen, ne s'est pas montrée opposée à cette idée et a estimé qu'il convenait d'examiner la "meilleure approche juridique" pour que l'institution internationale "impose des mesures provisoires en vue d'un cessez-le-feu".
"Je partage toute l'indignation suscitée par ces souffrances. Mais rejoindre l'Afrique du Sud était une mauvaise solution", a quant à lui déclaré Egbert Lachaert, député de l'Open VLD. "Cette procédure n'est soutenue par aucun pays de l'Union européenne, et la supporter nous aurait placés sur le même plan que certains pays arabes et certains régimes africains dictatoriaux."


