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Le roi Philippe (centre) était accompagné du gouverneur Decaluwé (à sa dr.)

Le Roi s'est rendu dans le Westhoek, où les inondations seront probablement reconnues comme catastrophe naturelle

Les inondations qui perdurent depuis plusieurs jours dans le Westhoek, en Flandre occidentale à la frontière française, seront "très probablement" reconnues comme catastrophe naturelle par le gouvernement flamand, a indiqué ce vendredi le ministre-président Jan Jambon. Le roi Philippe et la ministre fédérale de l’Intérieur Annelies Verlinden se sont rendus ce vendredi matin dans des communes inondées, pour y apporter leur soutien aux services de secours et à la population, comme l’avaient fait jeudi le Premier ministre De Croo et la ministre flamande de l’Intérieur Rutten.

Anne François Belga
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Le souverain s’est notamment rendu dans le centre de crise de Dixmude et dans une ferme installée au centre de la région inondée. Il était accompagné de la ministre de l’Intérieur Annelies Verlinden, mais aussi du gouverneur de Flandre occidentale Carl Decaluwé. Ce dernier a dressé un bilan de la situation, des prévisions météo pour les jours à venir, des mesures qui ont été prises pour protéger la population. Decaluwé a qualifié d’excellente la collaboration avec les différentes communes du Westhoek et leurs services de secours, représentés au centre de crise.

Le roi Philippe (centre) et la ministre Verlinden au centre de crise de Dixmude

Le roi Philippe s’est ensuite rendu à la caserne des pompiers de Dixmude (photo), où il s’est entretenu avec des pompiers qui placent depuis des jours des sacs de sable pour rehausser les digues. Le souverain se rendait également à Houthulst et Woumen, qui sont les entités les plus touchées par les inondations. Il a apporté son soutien aux habitants et aux agriculteurs, visiblement sous le choc de l’ampleur des dégâts d’eau.

Le ministre flamand de l’Agriculture Jo Brouns et la vice-ministre-présidente flamande Hilde Crevits devaient se rendre ce vendredi après-midi dans deux fermes installées à Lo-Reninge et Watou, pour y discuter de mesures d’aide qui peuvent être prises pour eux par le département Agriculture.

Catastrophe naturelle ?

Le ministre-président flamand Jan Jambon a déclaré ce vendredi que tous les indicateurs montrent que la situation prend des "proportions exceptionnelles". "Tout est donc mis en œuvre pour répondre le plus rapidement possible aux demandes des personnes qui subissent des dommages".

Le gouvernement flamand met également en place un groupe de travail chargé de formuler des propositions dans un délai d'un mois "afin d'éviter autant que possible de telles catastrophes à l'avenir".

Le Roi à Merkem
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Boerenbond: invoquer la force majeure

"Les agriculteurs touchés cette semaine par les inondations dans le Westhoek devraient pouvoir invoquer le cas de force majeure", a plaidé ce vendredi Lode Ceyssens, président du syndicat Boerenbond, lors d'une visite des exploitations touchées à Noordschote (Lo-Reninge) et Watou (Poperinge). Le mécanisme de force majeure devrait permettre d'épargner aux agriculteurs concernés "une montagne de paperasse".

"Ce que vivent ces personnes et leurs familles est terrible. Des cultures entières ont été détruites et des étables et des machines ont été complètement inondées", expliquait Ceyssens, accompagné lors de sa visite par la vice-ministre-présidente flamande Hilde Crevits (CD&V) et le ministre flamand de l'Agriculture Jo Brouns (CD&V). "Il s'agit d'un cas de force majeure et les agriculteurs et horticulteurs concernés devraient pouvoir l'invoquer".

Ceci devrait aussi leur permettre d'être temporairement exemptés des obligations administratives quant aux primes et assurances. Par exemple, ils n'auraient pas à prouver qu'ils ont subi des dommages ou qu'ils n'ont pas pu accéder à leurs champs durant les inondations. Le président du Boerenbond Lode Ceyssens souligne par ailleurs que les exploitations agricoles du Westhoek ne sont pas les seules à souffrir des intempéries. "En raison des précipitations extrêmement importantes de ces dernières semaines et de la saturation des sols, de nombreuses parcelles sont aujourd'hui inexploitables dans la quasi-totalité de la Flandre. Nous demandons donc au gouvernement d'appliquer le cas de force majeure à toutes les parcelles de terre en Flandre", a encore demandé Ceyssens.

Watou

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