Le ministre flamand en charge de la Jeunesse et de Bruxelles a lancé lundi un appel aux jeunes Bruxellois, leur donnant la possibilité de prendre part à un processus d’appel d’offres et de sélection de projets qui leur permettront d’accéder plus rapidement à l’enseignement supérieur ou au marché du travail. Ces projets devront impliquer la pratique du néerlandais, comme moyen de promotion sociale notamment. Benjamin Dalle (photo) débloque un budget de 200.000 euros pour cette initiative participative, baptisée ‘DURF’ (ce qui signifie "ose" en français).
Le ministre Dalle lance un appel à projets qui seront des tremplins pour l'avenir des jeunes Bruxellois
L’initiative offre la possibilité aux jeunes Bruxellois de se porter candidats pour faire partie d’un groupe de jeunes qui seront appelés à sélectionner des projets. L’entièreté du processus leur sera confiée, à savoir le lancement de l’appel à projets et la sélection des meilleurs projets proposés. Ces derniers seront ensuite présentés au ministre Dalle, qui promet de suivre l’avis pourtant non-contraignant de ce groupe de Bruxellois.
"Les jeunes sélectionnés pour faire partie de ce jury entreront ainsi en dialogue avec les organisations qui proposent des projets", souligne Benjamin Dalle. "Ils feront ensuite un choix motivé et décideront de la répartition du budget entre les projets vainqueurs".
La condition est cependant que tous les projets sélectionnés utilisent le néerlandais comme tremplin pour une mobilisation sociale des jeunes Bruxellois. "Une étude menée par la Maison du Néerlandais a démontré que les cours de néerlandais à l’école ne sont pas suffisants. Les jeunes ont besoin de plus d’heures, en-dehors de l’école, pour pratiquer la langue. Cet appel à projets devrait livrer des idées neuves, des opportunités pour s’exercer et donc une meilleure connaissance du néerlandais", estime Benjamin Dalle. Pendant le processus de sélection, les jeunes Bruxellois recevront le soutien de l’administration flamande, tout en gardant l’entière liberté des choix de fond.
"Nous voulons montrer que nous faisons confiance aux jeunes Bruxellois. Nous ne leur dirons pas ce qu’ils doivent faire. Au contraire, nous leur demanderons de nous dire ce qu’il faut faire. Cet appel à projets nous permet aussi d’atteindre un but important, à savoir offrir aux jeunes de nouvelles opportunités de pratiquer le néerlandais. Cette langue deviendra ainsi un tremplin pour les jeunes Bruxellois, plutôt que d’être une pierre d’achoppement", concluait le ministre flamand de la Jeunesse.

