La députation de la province d'Anvers a rejeté la demande de l’entreprise chimique américaine 3M d'ajuster les normes de rejet de différentes sortes de PFAS (substances per et polyfluoroalkylées) "à chaîne ultra-courte" à partir de son site de Zwijndrecht (photo). L'information provenant du groupe militant Climaxi a été confirmée par la province elle-même. Le cabinet de la ministre flamande de l’Environnement, Zuhal Demir, prépare de nouvelles mesures à l’encontre de l’usine.
La province anversoise refuse d'octroyer une dérogation à 3M sur les rejets de PFAS
La députation de la province se range ainsi derrière l'avis de la Commission provinciale des permis d'environnement. "Nous agissons de façon préventive," commente le député provincial Luk Lemmens. "L'impact des PFAS à chaîne courte, la gestion des normes, les mesures et la méthode de décontamination de l'eau restent encore très incertains."
Le groupe militant pour l’environnement Climaxi pense que 3M souhaite, avec cette demande, régulariser une situation qui existe depuis bien longtemps déjà alors que l'entreprise affirme dans le même temps vouloir en finir avec les PFAS en 2025. "Nous sommes satisfaits que la province fasse passer la santé des riverains avant les intérêts économiques", déclarait une militante.
3M devait solliciter un permis de rejet car les PFAS à chaîne ultra-courte ne figurent pas dans l'actuel permis d'environnement de l'entreprise chimique. "Il y est clairement stipulé qu'elle doit à chaque fois demander un ajustement des normes de rejet lorsqu'elle identifie un nouveau type de PFAS", précisait Climaxi (photo).
De nouvelles mesures en vue
Au cabinet de la ministre flamande de l’Environnement Zuhal Demir (photo), on affirme perdre patience. "Si 3M ne possédait effectivement pas de permis pour ce qu’elle a rejeté, alors il s’agit de nouveaux faits illégaux", indiquait le porte-parole Andy Pieters.
"Nous effectuons actuellement des échantillonnages et des analyses. La ministre prendra ces prochaines semaines de nouvelles mesures à l’encontre de 3M, dans le cadre des infractions relevées. Un procès-verbal est aussi en cours de rédaction. Il sera transmis au parquet. Une possibilité de suspension est également à l’étude".

