Le cabinet du ministre flamand à l’Economie, Jo Brouns, confirme que le gouvernement régional a décidé ce vendredi de libérer 250 millions d'euros de la garantie promise à l'entreprise chimique Ineos pour son projet dans le port d'Anvers. Il s’agit d’un craqueur de méthane que le géant de la chimie veut construire dans le port anversois, avec un investissement de 3 milliards d’euros à la clef.
Le gouvernement flamand libère 250 millions d’euros de la garantie d’Ineos
Le dossier secoue le gouvernement flamand depuis plusieurs mois. Ineos s'était vu promettre une garantie régionale d'un montant total de 500 millions d'euros pour la construction d'un nouveau craqueur d'éthane dans le port d'Anvers. Sur cette somme, 75 millions ont déjà été activés.
La Flandre a désormais décidé de libérer 250 millions d'euros supplémentaires du montant total de sa garantie pour couvrir le crédit-relais de 400 millions d'euros qu'Ineos tente de contracter auprès des banques.
Ce crédit-relais est indispensable pour Ineos, son projet étant au point mort depuis l'annulation du permis d'environnement par le Conseil du contentieux flamand, le 20 juillet dernier. Ce dernier estime que le gouvernement flamand n’a pas suffisamment pris en compte l’impact des rejets d’azote pour le "Brabantse Wal", un site naturel situé non loin, à cheval sur la frontière avec les Pays-Bas. Le conseil estime par ailleurs que l'étude des impacts potentiels du projet industriel sur la nature a été menée de manière inadéquate.
Ce projet est depuis longtemps controversé en raison des émissions d'azote et de l'impact sur le climat, mais le permis avait été approuvé par la ministre flamande de l'environnement, Zuhal Demir (N-VA), l'année dernière. Les travaux ont dû être interrompus en juillet à la suite de l’annulation du permis par le Conseil du contentieux et le gouvernement flamand dispose encore de quatre mois pour réexaminer la demande.


