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Le roi Philippe (à g.), la reine Maxima et le ministre-président flamand Jan Jambon (à dr.)

La visite d’Etat du couple royal néerlandais se termine à Louvain et Anvers

Au troisième et dernier jour de leur visite d’Etat en Belgique, le roi Willem-Alexander et la reine Maxima des Pays-Bas se sont rendus à l’institut de recherche inter-universitaire flamand en micro-électronique et nanotechnologie Imec à Louvain, en Brabant flamand. Toujours accompagnés du roi Philippe et de la reine Mathilde, ils ont ensuite été accueillis à l’hôtel de ville d’Anvers. En marge de la visite, un accord bilatéral autour du transport et du stockage de CO2 a été signé à Anvers ce jeudi après-midi.

Anne François Belga
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A l’institut Imec à Louvain, les souverains néerlandais et belges ont avant tout reçu des explications sur la technologie de pointe des puces électroniques que l’institut inter-universitaire développe. L’accent a aussi été mis sur la collaboration entre les entreprises spécialisées dans la technologie des puces en Belgique et aux Pays-Bas.

Les deux couples royaux à l'Imec

"Imec est le fleuron du monde technologique belge", a déclaré le roi Philippe aux souverains néerlandais à son arrivée dans l'entreprise. "J'ai donc trouvé très important de vous emmener ici." Le roi des Pays-Bas a indiqué qu'il était "évident" de rendre visite à cette entreprise, tout en souhaitant que la coopération entre les deux pays puisse encore s'accroître. Des CEO et CFO de plusieurs entreprises technologiques néerlandaises spécialisées dans le domaine des puces électroniques assistaient aussi à la visite, telles que ASML, Smart Photonics et NXP Semiconductors.

Le Secrétaire d'État à la Digitalisation Mathieu Michel, le Secrétaire d'État à la Politique scientifique Thomas Dermine, et le ministre-président flamand Jan Jambon étaient également présents. La délégation a notamment visité la "clean room" (photo) d'Imec, l’endroit où les recherches en technologie de pointe sont menées. Les rois et reines ont reçu davantage d'explications sur les puces, notamment grâce à un "wafer" (ou "tranche" de matériau semi-conducteur) en silicium, sur lequel les puces sont produites couche par couche.

Bain de foule à Anvers

Les deux couples royaux ont ensuite fait leur apparition vers 10h sur la Grand-Place d’Anvers et été accueillis par la gouverneure de province Cathy Berx et le bourgmestre Bart De Wever, qui portait pour l'occasion une cravate orange (photo). La reine Mathilde était également vêtue d’un léger manteau orange, la couleur des Pays-Bas.

À l'hôtel de Ville, les souverains ont signé le livre d'or de la Ville d'Anvers et reçu une visite guidée du bourgmestre. À l'extérieur, une centaine de personnes attendaient d'apercevoir les souverains, qui ont longuement pris le temps d’aller les saluer. Peu après midi, le couple royal néerlandais était attendu au Musée royal des Beaux-Arts d'Anvers (KMSKA). Le ministre-président flamand Jan Jambon, également présent dans la délégation, a insisté dans son discours sur l'histoire commune des deux pays.

"Sur le plan culturel, nous sommes très liés", déclarait Jambon. "Vous ne serez donc pas surpris du nombre de peintres néerlandais que vous pourrez trouver dans ce musée." Après la visite du musée, le cortège prenait la direction de la Maison du port d'Anvers, l’une des perles architecturales de la ville conçue par l’architecte et urbaniste irako-britannique Zaha Hadid. Avant que le couple royal ne retourne aux Pays-Bas, une visite des frégates au terminal de croisières anversois était encore prévue au programme.

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Accord autour du transport et du stockage de CO2

En marge de la visite d’Etat néerlandaise, un accord bilatéral autour du transport et du stockage de CO2 était signé à Anvers ce jeudi après-midi. Il s'agit d'un "Memorandum of Understading" (MoU), un document dans lequel les parties exposent leurs intentions sans obligation juridique. Cet accord a été signé par le ministre fédéral de la mer du Nord Vincent Van Quickenborne, la ministre flamande de l'Environnement et de l'Énergie Zuhal Demir, le ministre wallon du Climat et de l'Énergie Philippe Henry et la ministre néerlandaise des Affaires économiques et du Climat Micky Adriaansens.

Le document traite principalement des modalités pratiques du transport et du stockage du CO2 entre la Belgique et les Pays-Bas. Un tel accord avait déjà été conclu entre notre pays et le Danemark en septembre 2022. Cette technologie, également connue sous le nom de "Captage et stockage du carbone" (CSC), se concentre sur le captage, le transport et le stockage du dioxyde de carbone (CO2) provenant des industries et des centrales électriques utilisant des combustibles fossiles. Le processus prévoit la capture des émissions de CO2 qui sont ensuite transportées vers des sites de stockage, tels que des formations souterraines ou des gisements vides de pétrole ou de gaz. Le dioxyde de carbone y est stocké de façon permanente, ce qui l'empêche de pénétrer dans l'atmosphère et donc de contribuer à l'effet de serre.

"Le potentiel du CSC est énorme", affirment les signataires. "Lorsque les émissions de gaz à effet de serre ne peuvent être évitées, cette technologie a le potentiel de réduire drastiquement les émissions des principales sources industrielles, contribuant ainsi à atteindre les objectifs ambitieux de l'accord de Paris." L'une des options envisagées consiste à stocker le CO2 dans les gisements de gaz vides de la mer du Nord.

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