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Visite d’Etat: le roi Philippe loue la collaboration entre Belgique et Pays-Bas

Le premier jour de la visite d'Etat du couple royal des Pays-Bas en Belgique s'est achevé sur un banquet d'Etat organisé au château de Laeken et dans ses prestigieuses serres. Au cours de son discours d’ouverture, le roi Philippe y a loué la collaboration entre les deux nations.

Anne François Belga
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Les 135 invités ont pu savourer un repas trois services à la tonalité belge, avec des crevettes de Zeebrugge en entrée, du coucou de Malines au foie gras en plat, avant de conclure sur un Chocolat Grand Cru aux cerises. Les étudiants de l'école hôtelière Spermalie à Bruges (Flandre occidentale) ont assuré le service. Aux côtés des deux couples royaux, on retrouvait notamment la princesse Astrid et le prince Lorenz, le Premier ministre Alexander De Croo, les ministres-présidents régionaux, les présidents de la Chambre et du Sénat, et plusieurs ministres fédéraux.

Des personnalités des deux pays étaient également conviées, comme le chanteur Rick De Leeuw, l'écrivain David Van Reybrouck, le présentateur Kurt Van Eeghem et le couturier Edouard Vermeulen.

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Au cours de son discours, le roi Philippe a souligné l'importance des liens qui unissent les deux pays, particulièrement "en ces temps agités où la donne internationale est bouleversée". "La liste des projets concrets de la coopération belgo-néerlandaise est très étoffée", a affirmé le souverain, renvoyant notamment aux marines intégrées, à la surveillance alternée de l'espace aérien des deux pays, au North Sea Port - le port regroupant les infrastructures de Gand, Terneuzen et Flessingue -, ainsi qu'aux "intenses" échanges culturels et universitaires.

Philippe a également relevé des différentes caractéristiques propres à chacun des deux peuples, voyant dans les Néerlandais des gens "très directs et sans détours", une "attitude précieuse" dans les relations interétatiques ou dans le monde des affaires. A la Belgique, le Roi a attaché l'inévitable notion de compromis, une approche qui, si elle "comporte une part de renoncement", présente "l'avantage de donner un peu raison aux deux parties". "J'ai le sentiment que ces deux méthodes peuvent s'avérer très utiles, voire complémentaires. Et que nous avons beaucoup à apprendre l'un de l'autre", a conclu le Roi des Belges.

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"Défendre ensemble ce qui nous est cher"

Son hôte Willem-Alexander a également souligné avec enthousiasme la coopération entre les deux voisins. "Pour les Pays-Bas, notre amitié avec la Belgique constitue un véritable ciment dans un monde rempli d'incertitudes. Cela fait du bien d'être aux côtés de la Belgique pour défendre tout ce qui nous est cher. La liberté, l'égalité, la démocratie, l'Etat de droit, un environnement sain, l'égalité des chances pour tous. Ce sont des besoins primaires pour nous."

Willem-Alexander a également reconnu que les Néerlandais devaient leur 17e siècle si fastueux en partie aux Belges. "C'est le savoir, l'art et les ressources (kennis, kunde en kapitaal) des Pays-Bas méridionaux qui ont permis au nord de se déployer. Eh oui: K3, déjà à l'époque", a plaisanté le Roi en faisant référence à la formation féminine belgo-néerlandaise de musique pop. Il a également déjà fait allusion à la suite du programme de la visite d'Etat.

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La plupart des activités de ce mercredi se tiendront en Wallonie. "C'est bien aussi de renforcer les liens avec la Région wallonne", a-t-il estimé.

Enfin, commentant le concert prévu mercredi soir à Flagey à Ixelles, le chef d'Etat néerlandais s'est réjoui d'aller écouter un orchestre à cordes. "Parce que, oui, un opéra à Bruxelles, c'est un peu pénible pour nous", a-t-il glissé en clin d'œil à la Muette de Portici, un opéra en marge duquel avaient éclaté les premiers troubles devant donner lieu à la Révolution belge en 1830, au détriment des Pays-Bas.

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