Le ministre flamand de l'Emploi Jo Brouns (photo archives) a passé ce lundi des accords avec les services diplomatiques de Bulgarie pour coopérer dans la lutte contre les sociétés pourvoyeuses de main d'œuvre qui exploitent des travailleurs à des salaires inférieurs aux minimums légaux. La semaine dernière, l'Auditorat du travail de Gand indiquait avoir constaté que l'exploitation sociale de travailleurs européens de l'Est, et en particulier des Bulgares, est de plus en plus répandue. "C’est une véritable mafia. Des patrons recrutent des travailleurs non-déclarés à Gand et les envoient dans le reste du pays. Ce faisant, ils empochent des profits colossaux en éludant les cotisations sociales et en ne payant pas les salaires légaux".
Accord entre la Flandre et la Bulgarie pour lutter contre l’exploitation de main d'œuvre
Le mécanisme s'est développé ces derniers temps en Flandre, où s'installent des sociétés qui externalisent des travailleurs étrangers dans d'autres entreprises, pour un salaire mensuel qui descend parfois à 500 euros par mois. L'entreprise qui reçoit le travailleur n'est souvent pas consciente de cette exploitation, car elle verse un salaire en ligne avec les minimums salariaux, sans savoir que l'entreprise pourvoyeuse se met la différence en poche.
Avec l'accord de ce lundi, l'ambassade de Bulgarie s'engage à sensibiliser et informer les travailleurs de leurs droits et obligations. L'inspection sociale flamande sera aussi alertée rapidement par les services consulaires bulgares s'ils apprennent que de faux documents d'identité bulgares sont en circulation.
Une personne de contact sera en outre désignée à Sofia, en Bulgarie, pour l'échange d'informations avec l'administration flamande.

