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Un nombre croissant de locations touristiques utilisées comme lieux de passe

De plus en plus de travailleuses et travailleurs du sexe étrangers passent par des plateformes en ligne de location de chambres - telles que Booking.com et Airbnb - pour recevoir leur clientèle, indique la policière judiciaire fédérale. Si cet usage leur confère un certain anonymat, il présente aussi un aspect négatif. Ainsi, les faits de traite des êtres humains restent plus facilement sous les radars, rapporte ce jeudi le journal Gazet van Antwerpen.

Anne François Belga
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Le phénomène est particulièrement important dans les grandes villes. "À Bruxelles, Anvers, Gand et Hasselt, huit contrôles de lieux de passe privés sur dix sont des locations touristiques", explique un chercheur. "Les personnes qui travaillent illégalement préfèrent ne pas se faire remarquer. C'est pourquoi de nombreux travailleurs et travailleuses du sexe ne restent que quelques jours dans la même chambre et changent ensuite d'endroit."

L'association anversoise Payoke - qui soutient les victimes de trafic d’êtres humains - s'inquiète également de l'augmentation de cette tendance. "Le problème doit être traité au niveau européen", plaide-t-elle. "Après tout, ce sont de grandes plateformes internationales qui facilitent cette activité et qui opèrent dans toute l'Europe."

Au niveau fédéral, la commission spéciale de la Chambre chargée d'évaluer la législation et la politique en matière de traite et de trafic des êtres humains a fait un premier pas en ce sens mercredi. Dans ses recommandations, elle préconise un plan de lutte contre la traite des êtres humains, tant dans le secteur hôtelier que dans celui de la location touristique à court terme.

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