Le secteur hôtelier anversois souhaite des contrôles plus stricts sur les gestionnaires de la plateforme de location touristique Airbnb. C'est ce qu'écrit Gazet Van Antwerpen. Selon les hôteliers, le nombre d'Airbnb dans la ville augmente et de plus en plus d'entreprises achètent des immeubles entiers pour les louer ensuite par le biais de la plateforme. Selon le secteur, il s'agit d'une concurrence déloyale.
Le secteur hôtelier anversois demande des contrôles plus stricts sur les Airbnb et parle de concurrence déloyale
En 2017, 1 500 logements ont été loués à Anvers par l'intermédiaire de la plateforme Airbnb. Aujourd'hui, il y en a déjà 2 000. "Non seulement ils sont beaucoup plus nombreux, mais il s'agit de moins en moins de petits propriétaires, mais de plus en plus d'acteurs importants qui achètent plusieurs propriétés et mettent ensuite toutes ces chambres sur Airbnb". De cette manière, ils échappent aux taxes. En outre, toujours selon le secteur hôptelier, ils ne respecteraient pas toujours les conditions d'hébergement touristiques.
Didier Boehlen, de l'association des hôtels d'Anvers, parle de concurrence déloyale. "Des prestataires professionnels achètent des bâtiments entiers qui étaient destinés à l'habitation, mais qui sont désormais utilisés à des fins commerciales. Nous ne voulons pas de ça à Anvers. Est-ce que c'est ce que veut la ville, que nous ne voyions plus que des touristes dans des rues entières ?
L'industrie hôtelière demande donc à la ville d’Anvers de prendre des mesures, d'effectuer davantage de contrôles et de limiter le nombre de jours par an pendant lesquels il est possible de louer une chambre sur Airbnb en tant que particulier. Bruxelles a déjà mis en place une cellule spéciale pour traquer les acheteurs de grands immeubles et de pouvoir les exclure du marché. Et à Gand, on va imposer une taxe de séjour plus élevée sur les chambres louées via Airbnb.
Une compétence régionale
"Nous prenons bien sûr des mesures, mais dans le cadre de nos compétences", a répondu l'échevin anversois du tourisme, Koen Kennis (N-VA), dans "De ochtend" sur Radio 1. "Nous avons aussi des personnes qui traquent les personnes qui abusent du système. Nous travaillons d'ailleurs en étroite collaboration avec le secteur hôtelier.
"Notre service du tourisme examine régulièrement les plates-formes afin de vérifier si la Flandre est au courant de ce qui s'y trouve. Car il s'agit d'une compétence flamande. Nous écrivons nous-mêmes aux personnes concernées pour leur signaler qu'elles doivent se mettre en ordre, mais les sanctions doivent venir de la Flandre. La ville elle-même ne peut pas infliger d'amendes.
