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Norta ne fabrique plus de vélos classiques : ne pourra-t-on bientôt plus acheter que des vélos électriques ?

La marque de vélos belge Norta (photo) - dont l’origine remonte aux années 1920 et une petite fabrique de pièces détachées pour vélos de la famille Van Hemelen à Olen, en province anversoise - a suspendu sa production de vélos urbains classiques. L’entreprise veut en effet se concentrer sur la vente de vélos à assistance électrique. D’autres fabricants suivront-ils l’exemple de Norta, et sera-t-il ainsi de plus en plus difficile de trouver encore des vélos neufs non-électriques ?

Anne François
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La marque campinoise Norta, dont l’usine est installée dans la petite ville d’Olen, est ancrée depuis plus d’un siècle sur le marché belge du vélo. Mais la quatrième génération de la famille Van Hemelen vient d’annoncer qu’elle changera bientôt son fusil d’épaule. La demande en vélos électriques a tellement augmenté depuis quelques années que la famille a décidé de ne plus fabriquer de vélos urbains classiques et de se concentrer uniquement sur les vélos à assistance électrique.

Faut-il s’attendre à ce que cette tendance se généralise dans le secteur ? "On voit effectivement que les fabricants se concentrent de plus en plus sur les vélos électriques", confirmait Guy Crab, conseiller en mobilité, au micro de l’émission "De wereld vandaag" sur Radio 1. "Entre 60 et 70% des vélos vendus actuellement sont électriques. L’e-bike devient de plus en plus populaire avant tout pour les déplacements entre le domicile et le lieu de travail. On n’a certainement pas encore atteint un plafond dans ce type de vente".

D’après Guy Crab, les décisions de nos autorités y jouent certainement un rôle. "En Belgique on peut utiliser une partie de son salaire brut pour louer un vélo électrique. Les primes pour le vélo sont également intéressantes. Il devient donc attrayant de se rendre au travail à vélo. A l’étranger on est jaloux de l’influence que cela exerce sur le marché belge".

La crise sanitaire due à l’épidémie de coronavirus a également renforcé la popularité du vélo électrique. "Il y a beaucoup de gens qui ont découvert le vélo électrique à cette époque-là", souligne Guy Crab. "Nous avons tous cherché des activités de loisirs et beaucoup de gens ont commencé à faire du vélo. Il y a deux ans, cela a entrainé de grosses pénuries de pièces détachées sur le marché. Mais ce problème est entretemps pratiquement résolu".

Et le vélo classique ?

Ne trouvera-t-on d’ici peu plus aucun vélo classique de ville neuf à acheter ? "On ne devrait pas en arriver là", estime Guy Crab. "Certainement parce que la Belgique reste un pays du vélo sportif. Le vélo de course reste très populaire et cela ne changera pas de sitôt".

Le vélo classique urbain aura cependant la vie plus dure. Mais il restera encore un (petit) marché. "Le vélo électrique est nettement plus cher qu’un vélo urbain classique. Les gens qui ne roulent pas souvent à vélo optent encore toujours pour un modèle moins cher, non-électrique. Je ne pense donc pas que le vélo classique disparaîtra complètement puisque la demande subsiste".

Le vélo à assistance électrique est-il une mauvaise nouvelle pour notre condition physique ? Guy Crab n’est pas de cet avis : "N’oubliez pas que cette assistance encourage des gens à rouler qui sinon ne monteraient pas sur un vélo. Par exemple pour se rendre au bureau. Le vélo électrique est donc une bonne chose".

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