La ministre flamande de la Mobilité Lydia Peeters a présenté ce mardi un nouveau Plan vélo. Son ambition : parvenir à plus de 30% de déplacements à vélo d'ici 2040. Pour y arriver, la ministre régionale veut maintenir un rythme d'investissements en la matière de 300 millions d'euros par an.
La Flandre se dote d'un Plan vélo réactualisé: plus de 30% de déplacements à deux roues d'ici 2040
Le précédent plan vélo du gouvernement flamand remonte à 2016. Selon Lydia Peeters, celui-ci est "désespérément dépassé", notamment en raison du succès du speed pedelec au nord du pays et des vélos cargos. Mais aussi parce que beaucoup plus de citoyens se déplacent à vélo à l’heure actuelle.
Lydia Peeters estime qu’il existe encore une importante marge de croissance. En 2020, 14,19% des déplacements en Flandre se faisaient à vélo. L'ambition affichée est d'atteindre les 30% en 2040. Pour y parvenir, l'usage du vélo doit être rendu plus sûr. Actuellement, les cyclistes restent très fragiles dans la circulation routière. Le nombre de décès de cyclistes en Flandre est même en hausse : il est passé de 67 victimes en 2021 à 73 décès en 2022. Et le nombre d’accidents au cours desquels des cyclistes sont blessés a augmenté de presque 14%.
Le plan propose aussi la mise en place d'une "norme enfant", pour accroitre la sécurité. Cela signifie qu'un enfant de 8 ans doit pouvoir se déplacer de manière autonome à vélo vers l'école ou ses loisirs. Concrètement, Lydia Peeters veut interdire toute circulation motorisée près des écoles mais aussi près de centres culturels, sportifs et de jeunesse d'ici 2040 et s'attaquer chaque année à au moins 125 carrefours dangereux.
Chaînons manquants
Grâce à un budget annuel de 300 millions d’euros par an pour le Plan vélo, l'ambition est aussi de combler les chaînons manquants sur les autoroutes cyclables et les itinéraires cyclables. Autres ambitions de la ministre de la Mobilité : chaque Flamand doit avoir accès à un vélo ou un vélo partagé, toutes les entreprises doit être munies de parkings pour vélos de qualité, les cyclistes doivent porter spontanément un casque de protection, et dans les villes il faut davantage de vélos-taxis et de distribution des paquets à vélo.
En bref, Lydia Peeters (photo) souhaite que la Flandre devienne d’ici 2040 "la référence par excellence pour l’utilisation du vélo, afin que les délégations venues de l’étranger soient impressionnées chez nous". La ministre admet que son Plan ne se réalisera pas du jour au lendemain, d’autant plus que la Région flamande ne gère que 8.000 à 9.000 kilomètres des plus de 40.000 km de pistes cyclables en Flandre. "Le chemin est encore long, mais l’impulsion a été donnée", concluait Lydia Peeters. Le gouvernement flamand y a donné son feu vert.


