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L’armée reprend la surveillance de la centrale nucléaire de Doel pour libérer la police anversoise

L'armée a repris mardi la mission de surveillance de la centrale nucléaire de Doel, près d'Anvers. Elle répond ainsi à une demande du gouvernement de libérer des policiers pour la lutte contre le trafic de drogue dans la métropole anversoise, et en particulier dans son port, indiquait mercredi une source militaire.

Anne François Belga
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"Du 2 mai au 31 décembre 2023, nos militaires contribueront à la sécurisation de la centrale de Doel, 24 heures sur 24. Il s'agit de renforcer le système de sécurité déjà en place et non de le remplacer. Ils pourront effectuer des interventions conformément au protocole d'accord relatif à l'appui de la Défense au service de police intégré, afin de mettre en place une capacité d'intervention armée sur les sites nucléaires", a indiqué le service de presse de la Défense.

Le 16 février dernier, le Conseil national de sécurité (CNS) avait proposé que la Défense reprenne la mission OSG sur le site nucléaire de Doel à partir du 1er mai, afin de pouvoir libérer certaines capacités de la police "pour d'autres missions". "Les éventuelles interventions de la Défense se limiteront strictement à l'intérieur du périmètre de sécurité extérieur du site nucléaire. Nos militaires n'auront pas les mêmes responsabilités ou mandats que la police fédérale", a-t-on ajouté le service de presse.

Cette mission, qui s'inscrit dans la continuité de précédentes interventions de l'armée pour la sécurisation des sites nucléaires belges, est baptisée Spring Guardian (OSG). Lancée le 5 mars 2016, avec des effectifs initiaux de 140 militaires disponibles pour fournir une "capacité de réaction immédiate" à la police fédérale pour la sécurisation des différents sites nucléaires belges, OSG avait été graduellement réduite, avec une reprise par la Direction de la Sécurisation (DAB) de la police fédérale.

Fin 2022, elle ne mobilisait plus en Flandre qu'une trentaine de militaires au maximum, sur le site de la centrale de Doel, ainsi qu'à Mol et Geel. La mission avait pris fin le 31 décembre dernier, avant d'être réactivée ce mardi.

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