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Raïssa Hans, costumière de la série sur l'histoire de la Flandre : "C'était un travail de titan"

Raïssa Hans, originaire de Landen dans le Brabant flamand, est la responsable de tous les costumes des personnages historiques de la série "Het Verhaal van Vlaanderen", diffusée le dimanche soir à 20 h sur la Eén (VRT). Sélectionner et fabriquer ces costumes aura constitué un travail de titan pour lequel elle aura dû rechercher beaucoup d'informations par elle-même. Elle a été secondée par le réalisateur et a également travaillé en étroite collaboration avec la maquilleuse Ingeborg.

Eric Steffens
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Au total, quelque 600 à 700 costumes ont été utilisés pour "Het Verhaal van Vlaanderen". La plupart provenaient de grandes entreprises espagnoles de costumes d’époque. "Ils en possèdent beaucoup et c'est là qu'on a commencé à sélectionner ce dont nous avions besoin", explique Raïssa Hans dans le making of consacré à son travail sur VRT MAX.

"Quand sort un grand film historique, ces entreprises confectionnent des costumes pour les figurants. Ensuite, ces costumes retournent dans leurs entrepôts et constituent ainsi un stock de plusieurs dizaines de milliers de pièces. Nous en avons obtenus là-bas pour 90 % de nos besoins et nous avons dû en confectionner nous-même 10 %."

"J'ai conçu des costumes pour les dix épisodes", a expliqué Raïssa Hans à Radio 2. "Cela représente 37 périodes historiques différentes, c'était une tâche titanesque. Avec le réalisateur, nous avons déterminé l'ambiance, mais historiquement, nous avons dû tout rechercher ensemble. La silhouette des personnages par période était très importante", explique encore Raïssa Hans.

"J’ai ressenti beaucoup de pression pour ce projet", poursuit Hans. "Vous voulez faire le mieux possible et vous ne voulez décevoir personne, car beaucoup de gens sont impliqués dans cette série et il y a beaucoup de reconstitueurs qui connaissent très bien leur période. J'ai donc reçu beaucoup d'aide de leur part. Surtout pour les Vikings et les Romains, c'était important."  

"Avec un ami qui fait de la restauration de textiles, j'ai bénéficié d’une assistance précieuse. Je lui ai posé des questions telles que : quels tissages puis-je utiliser, puis-je utiliser le lin et dans quelle texture ? L'un de mes meilleurs amis est un expert en uniformes et puis il y avait aussi notre archéologue maison et les professeurs qui nous assistaient, car pour la préhistoire, par exemple, c'était vraiment nécessaire."

"C’est Judith de Flandre qui porte mon costume préféré"

Et, bien sûr, Hans a aussi ses préférés. "Mes costumes de prédilection sont ceux du Haut Moyen-Age. Le costume de Judith de Flandre, nous l'avons confectionné de toute pièce. Elle vivait au tout début du Moyen Âge, donc les robes étaient encore très droite, sans beaucoup de tour de taille."

"Avant tout, il fallait savoir ce que nous ne pouvions pas faire. Vous pouvez vous permettre beaucoup de choses si vous savez ce qui n'est pas autorisé, car vous pourrez alors vous arrêter à temps. Un peu de couleur est autorisée parce qu'elle était riche. Elle pouvait donc se permettre des tissus teints. Les bijoux sont également autorisés ; c’était une princesse après tout. Elle pouvait se le permettre. Il faut juste voir quelles étaient les techniques utilisées pour les fabriquer à cette époque."

Une photo de 1897 prend vie

Mais le plus grand défi pour Raïssa Hans et son équipe aura été une photographie de l'Exposition universelle de 1897 à Bruxelles. "Nous avons donné vie à cette photo dans les moindres détails (les costumes, le maquillage et le décor)", raconte-t-elle.

Et un jour, Raïssa Hans a même amené son mari sur le plateau. "Il a joué le rôle d’un Celte dans l'épisode sur Ambiorix (épisode 2 " Les Romains arrivent ", ndlr). À un moment donné, il nous manquait d'hommes aux cheveux longs et barbus, or, il se trouve que j'en avais justement un à la maison. (rires). Comme il avait déjà fait de la figuration dans le passé, il a accepté."  

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