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Natuurpunt : les températures douces perturbent l’hibernation des amphibiens

Les températures clémentes de ces dernières semaines ont tiré les amphibiens de leur sommeil hivernal. Une fois réveillés, les animaux puisent davantage dans leurs réserves de graisses, courant ainsi le risque d'en manquer au printemps, s'inquiète Natuurpunt. L'association flamande de protection de la nature craint en effet que la douceur des hivers ne compromette à terme la survie des crapauds communs.

Anne François Belga
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Dans les zones au climat tempéré, les amphibiens constituent pendant la période estivale des réserves de graisse en vue de leur hibernation. Le métabolisme des animaux étant très lent pendant leur sommeil hivernal, ils utilisent donc très peu leurs réserves. Leur métabolisme s'accélère toutefois en cas d'hiver doux et leurs réserves de graisse s'épuisent alors plus rapidement.

En cas de nouvelle offensive hivernale, les animaux retourneront hiberner mais rien n'indique qu'ils auront suffisamment de réserves pour tenir jusqu'au printemps. Les animaux qui auront survécu seront dès lors plus faibles et pondront des œufs moins nombreux et de moins bonne qualité. Une situation qui inquiète Natuurpunt.

S'appuyant sur une étude menée au Royaume-Uni et en Suisse, qui montre que les populations de crapauds sont en constante diminution, l'association de conservation de la nature craint que le crapaud commun se raréfie également de plus en plus dans notre pays.

D’autres dangers pour les amphibiens

Mais un hiver clément n'est pas le seul défi auquel sont confrontés les amphibiens chez nous. Lors d'un hiver trop froid avec des mares gelées pendant une longue période, les gaz tels que le méthane et le sulfure d'hydrogène peuvent s'y accumuler et entraîner ainsi l'asphyxie des amphibiens. De même, un été chaud et sec avec de faibles niveaux d'eau souterraine n'est pas non plus sans danger.

L'association flamande espère donc tout d'abord un hiver avec des températures froides jusqu'à la mi-février et accompagné de suffisamment de pluie pour reconstituer les réserves d'eaux souterraines. Natuurpunt recommande également aux responsables locaux chargés de gérer la migration des crapauds (photos) d'anticiper leurs préparatifs. L'an dernier, la migration de ces batraciens avait en effet culminé le 16 février.

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