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Anvers n'interdira pas les feux d'artifice pour éviter des incidents comme au Nouvel An

Le bourgmestre de la ville d'Anvers (photo) considère que l'interdiction générale des feux d'artifice, comme l’a proposée la maire d'Amsterdam dimanche, n'est pas la solution au phénomène des incidents lors du réveillon de Nouvel An. "Il faut simplement être ferme envers de tels émeutiers", explique Johan Vermant, porte-parole du bourgmestre Bart De Wever (N-VA). "A Anvers, avec l'assignation à résidence préventive, nous avons une mesure administrative qui doit contribuer à la paix et la sécurité publiques. Nous allons maintenant évaluer cette mesure."

Anne François Belga
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Alors qu’à Bruxelles, Anvers et Gand les services de secours et la police ont été la cible de jets de feux d’artifice dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, pareils incidents se sont également produits dans des villes de pays voisins. La bourgmestre d’Amsterdam, Femke Halsema, plaidait donc ce dimanche en faveur d’une interdiction de feux d’artifice pour l’ensemble des Pays-Bas.

"La règlementation concernant l‘interdiction de vente de feux d’artifice est différente aux Pays-Bas qu’en Belgique, où une interdiction générale de vente est une question fédérale", précisait encore Johan Vermant. Une interdiction générale de la vente de feux d'artifice raterait probablement son objectif en Belgique, estime encore le porte-parole de Bart De Wever.

"Il y a une offre en ligne de feux d'artifice illégaux et ils sont en vente dans les pays voisins comme la France. Nous voyons également d'autres actes criminels, comme l'agression des riverains et des services d'urgence, le vandalisme du mobilier urbain et des véhicules, les incendies volontaires. Ils ne disparaîtront pas à cause d'une interdiction générale de la vente de feux d'artifice."

A Anvers, l'usage privé des feux d'artifice est interdit depuis longtemps, rappelle le bourgmestre. Selon les autorités, il faut donc agir avec fermeté contre les émeutiers, notamment avec l'assignation à résidence préventive. "C’est ce que nous avons imposé à 27 jeunes pendant la nuit de la Saint-Sylvestre, parce qu’ils sont connus pour de nombreux faits. Nous allons maintenant évaluer cette mesure".

"Les émeutes de fin d’année sont devenues un phénomène dans les plus grandes villes ces dernières années. Ceux qui y participent doivent recevoir un signal clair. Dans notre ville, il n’y a pas de place pour ceux qui perturbent des événements festifs".

Des bus et trams visés par des feux d’artifice à Anvers

La société flamande de transport public De Lijn a été confrontée à plusieurs cas d'agression durant la nuit du Nouvel An, annonçait-elle dimanche. A Anvers ainsi qu'en Flandre orientale, des feux d'artifice ont ainsi été tirés vers des bus et des trams et plusieurs abris situés à des arrêts ont été endommagés. La vitre d'un tram s'est en outre brisée après des jets de pierre.

La situation est par contre restée plus calme dans les autres provinces flamandes. À Genk, dans le Limbourg, un abri a également été endommagé.

Le syndicat de police SNPS a de nouveau tiré la sonnette d'alarme après plusieurs cas d'agression des services de secours le soir du Nouvel An, notamment à Bruxelles. "Nous devons continuer à nous engager et à lutter pour une politique de tolérance zéro envers ce type d'agression", estimait le président national Carlo Medo.

Les incidents ne se sont pas limités à la capitale mais ont eu lieu à plusieurs endroits en Belgique. "Le problème se répète chaque année", dénonce Carlo Medo. "Nous devons continuer à lutter contre ces faits." Le syndicat réclame des sanctions efficaces, une procédure plus rapide pour ces cas d'agression et davantage d'efforts pour lutter contre le commerce illégal de feux d'artifice.

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