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Agressions de chauffeurs et contrôleurs en hausse : De Lijn lance une campagne contre la violence

Le nombre d'agressions verbales ou physiques à l’encontre de chauffeurs et contrôleurs de la société de transport flamande De Lijn continue d'augmenter. De janvier à novembre, 2.250 cas ont été enregistrés, ce qui représente déjà 22% de plus qu'en 2021, indique De Lijn. Ce mardi, la société de transport, les syndicats et la ministre flamande de la Mobilité Lydia Peeters lançaient à la gare de Hasselt une campagne contre la violence.

Anne François Belga
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Plusieurs bus De Lijn à Anvers, Gand et Hasselt circulent en affichant un texte de circonstance au-dessus de leur pare-brise: "Pas en service. Mon collègue ne pourra pas vous prendre parce qu'il a été victime d'une agression. Stop aux agressions." Le problème est aussi mis en lumière via la presse écrite et les réseaux sociaux. La société de transports en commun a enregistré cette année un total de 3.000 jours d’absence de membres du personnel qui ont été en incapacité de travail à la suite d’une agression.

"Notre personnel et celui de nos exploitants se consacrent quotidiennement à la mobilité en Flandre (...) Il est tout simplement inacceptable qu'il se retrouve agressé pendant cette tâche", estime la directrice générale de De Lijn, Ann Schoubs. "En tant que direction nous voulons que nos chauffeurs puissent rouler 100% en sécurité. Nous lançons un appel clair à nos voyageurs, pour qu’ils respectent nos chauffeurs".

"Nous veillons à ce que le siège des chauffeurs soit mieux protégé dans les bus, et à ce que nos collaborateurs reçoivent une formation pour être capables de réagir face à une agression. Nous organisons davantage de contrôles à bord des véhicules, et nous collaborons avec la police et les éducateurs de rue", précisait encore Ann Schoubs.

"En tant que ministre de tutelle, je l'affirme très clairement: laissez les employés de De Lijn et de ses exploitants tranquilles", a pour sa part martelé la ministre flamande de la Mobilité, Lydia Peeters (photo ci-dessus, au centre), qui était présente pour le lancement de la campagne à Hasselt.

"Derrière chaque chauffeur victime d'une agression verbale ou physique, il y a une personne de chair et d’os qui doit faire face à ce traumatisme. De tels actes ne sont pas oubliés lorsque vous ôtez votre uniforme le soir", a ajouté le directeur général de la Fédération belge des Exploitants d'Autobus et Autocars (FBAA), Pieter Van Bastelaere.

Besoin d’un psychiatre

Un chauffeur de bus De Lijn travaillant à Winterslag (photo), dans le Limbourg, estimait au micro de Radio 2 que l’action de sensibilisation est utile. "Elle aurait peut-être pu avoir lieu plus tôt. Notre société se durcit et les gens réagissent davantage verbalement. Par exemple en faisant une remarque à quelqu’un qui pose ses pieds sur un siège. Ce qui mène parfois à des discussions qui n’en valent pas la peine".

"Un de mes collègues a été victime d’une agression physique. Elle a eu un impact important sur sa santé. Il a dû rester un mois à la maison, en congé de maladie, et faire appel à l’aide d’un psychiatre. Un chauffeur est aussi tout simplement un être humain, avec partenaire et enfants".

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