Un chauffeur de bus De Lijn a été grièvement blessé jeudi après-midi lors d'une agression perpétrée par un passager à Itterbeek, sur la ligne Ninove - Bruxelles, dans le Brabant flamand. Le parquet de Hal-Vilvorde et la société de transport ont confirmé une information du Nieuwsblad. L'auteur présumé, un homme de 18 ans, a été identifié sur la base d'images de surveillance dans le bus. Il a donné plusieurs coups de poing au visage du chauffeur. De Lijn réagit en prenant des mesures pour protéger ses chauffeurs sur des lignes à problèmes.
Un chauffeur de bus grièvement blessé par un passager à Itterbeek, De Lijn prend des mesures
L'incident s'est produit vers 13h30 dans un bus de la ligne 128, entre Ninove et Bruxelles, à Itterbeek près de Dilbeek. "Un passager s'est avancé et a frappé le conducteur au visage pendant qu'il roulait", a indiqué la porte-parole de la société, Karen Van Der Sype. "Notre chauffeur a pu arrêter le bus mais a été grièvement blessé et a été transporté à l'hôpital en ambulance". Le passager lui a en effet encore donné plusieurs coups au visage après que le bus se soit arrêté.
Selon le parquet de Hal-Vilvorde, l'homme est en incapacité de travail pour au moins quatre jours au moins. Le jeune passager se serait énervé parce que le bus n'avait pas fait de halte à un arrêt. "Mais il n'avait pas demandé l'arrêt et les bus n'ont pas le droit de s'arrêter entre deux arrêts", précisait un délégué syndical. L'homme a pris la fuite après l'agression. L'incident a été filmé par les caméras de surveillance du bus. "Ces images ont été transmises à la police", a ajouté la porte-parole de De Lijn.
La plupart des bus de la société régionale flamand de transports en commun sont équipés de caméras. De Lijn constate que les cas d’agressions à bord de ses véhicules se multiplient. "Nous avons lancé une campagne anti-agression, en collaboration avec d’autres sociétés de transport, mais cela reste un incident très pénible. Nous constatons notamment que quand il fait chaud, il y a davantage d’agression sur nos lignes", précisait Karen Van Der Sype.
Lignes à problèmes
L'incident violent a incité les collègues directs du chauffeur agressé à suspendre le travail ce jeudi quelques heures, pour se concerter avec leur direction. Jusqu'à 18h, aucun bus De Lijn n'est sorti du dépôt de Ninove. Les chauffeurs ont repris le travail après avoir obtenu des garanties de mesures de sécurité renforcées.
A terme, les bus roulant sur les lignes entre Bruxelles et Ninove recevront à nouveau des cabines fermées pour protéger les chauffeurs, comme pendant les vagues de contaminations au coronavirus. La société de transport en commun fera également appel à une équipe supplémentaire de contrôleurs. Elle opèrera dans le triangle Meerbeek-Asse-Hal, pour soutenir les chauffeurs qui y travaillent.
"A Bruxelles il y a déjà une équipe d'intervention, comprenant des contrôleurs, qui est active le matin, l'après-midi et le soir. Dans la région de Dilbeek, il y a plusieurs lignes à problèmes qui effectuent sans cesse le trajet vers Bruxelles en passant par Anderlecht. Outre les contrôleurs supplémentaires, il y aura des contrôles renforcés, menés en collaboration avec la police. Ces mesures doivent donner aux chauffeurs un sentiment de sécurité accrue et décourager les passagers qui auraient de mauvaises intentions", indiquait le délégué syndical Stefaan Laroy (ACOD).
Ces mesures de sécurité renforcées seront appliquées sur la ligne 128 (Bruxelles-Ninove) où s'est produit l'incident, mais aussi sur la ligne 124 (Bruxelles-Alost).
