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Le gouvernement fédéral envisage de procéder à une nationalisation forcée des centrales nucléaires

Le Premier ministre Bart De Wever (N-VA) a fait préparer des textes de loi permettant au gouvernement belge de procéder à une nationalisation forcée des centrales nucléaires, alors que les discussions avec leur exploitant français Engie se sont enlisées, écrivent mardi De Tijd et L'Echo.

Eric Steffens Belga
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Le gouvernement fédéral et Engie négocient depuis avril sur le rachat de l’ensemble des centrales nucléaires belges et sur la facture de plusieurs milliards d’euros liée à leur démantèlement.

Si la voie de la négociation devait terminer en cul-de-sac le 4 novembre - date butoir sur laquelle se sont accordées les parties pour dégager un accord -, le Premier ministre Bart De Wever a fait préparer un scénario alternatif: une expropriation forcée, a appris De Tijd.

Dans ce schéma, l'État fixerait unilatéralement la méthode de calcul de l'indemnité due à Engie, sur la base de ce qu'il estime lui-même équitable. Le géant français pourrait ensuite contester cette décision en justice mais, dans l'intervalle, le gouvernement pourrait déjà avancer sur la prolongation du nucléaire qu'il appelle de ses vœux.

L'enjeu est énorme: au-delà de la reprise du parc nucléaire, la facture de plusieurs milliards liée au démantèlement des centrales est, elle aussi, sur la table. Le fait que l’éventualité d’une nationalisation soit désormais évoquée publiquement constitue un moyen de pression supplémentaire dans les négociations. Si elle devait se concrétiser, une telle mesure serait tout à fait exceptionnelle en Belgique.

Anders réclame une réunion urgente à la Chambre sur la nationalisation des centrales

Pour les libéraux flamands, pareille opération ne pourrait se faire sans l'appui du parlement. « Le gouvernement s'accapare une compétence qu'il ne peut exercer seul et pour laquelle il est dépendant de l'assentiment explicite du parlement", selon Anders.

Pour le parti libéral, les intentions affichées du gouvernement ont un impact direct sur les négociations en cours avec Engie mais aussi sur le climat d'investissement en Belgique.

Ni le cabinet du Premier ministre ni Engie n'ont souhaité réagir mardi.

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