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Le Premier ministre De Wever (N-VA) aux côtés du ministre fédéral de la Santé publique, Frank Vandenbroucke (Vooruit).

Le Premier ministre De Wever espère parvenir d'ici jeudi à un accord sur le budget fédéral

Le Premier ministre Bart De Wever espère parvenir à un accord sur une trajectoire budgétaire pluriannuelle d’ici demain jeudi, a-t-il déclaré au Parlement fédéral. Le temps presse, selon lui. Les négociations s’étaient complètement enlisées il y a une semaine et demie. Entretemps, plusieurs partis de la coalition estiment qu’un accord est à portée de main. Reste toutefois à voir si le parti socialiste flamand Vooruit partage cet avis : il ne considère pas la proposition actuelle de Bart De Wever comme suffisamment équilibrée.

Anne François Belga
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"Nous sommes dans les arrêts de jeu et je ne peux qu'espérer que les partis de la majorité puissent dépasser leurs divergences et conclure un accord", a expliqué le Premier ministre N-VA ce mercredi matin en commission de la Chambre. Le gouvernement fédéral doit reprendre ce mercredi, vraisemblablement en fin de journée, les travaux budgétaires interrompus au cours de la nuit passée, peu après minuit.

L'objectif semble être de conclure un accord d'ici jeudi matin. "C'est le but", a confié le Premier ministre à la sortie de la réunion avant de se raviser quelque peu. "En tout cas, ce serait bien".

Devant les députés, le chef du gouvernement n'a pas voulu s'étendre sur le contenu des discussions. Il a une nouvelle fois brossé un tableau sombre de la situation actuelle et de la pression financière qui pèse sur le pays. "Nous sommes face au mur des Ténèbres", a-t-il averti, en référence à une nouvelle de science-fiction où il est question d'une barrière noire séparant la lumière des ténèbres.

Si le gouvernement échouait à s'accorder, il risque de commencer l'année 2027 sous le régime des douzièmes provisoires. Bart De Wever proposerait alors de faire voter un "schuldenrem" (un frein à l'endettement, soit la non-indexation des pensions, des salaires des fonctionnaires, des allocations, des budgets de fonctionnement de l'État et des barèmes fiscaux).

L'ambition demeure de trouver dix milliards d'euros d'ici 2029. Le Premier ministre a une nouvelle fois fait le procès de ses prédécesseurs pour expliquer la situation dans laquelle se trouve la Belgique. Une posture qui n'a pas plu à l'opposition. "C'est toujours le même discours: c'est la faute des autres", a déploré Paul Magnette (PS).

A gauche, tant les socialistes que le PTB et Ecolo ont exhorté le gouvernement à aller chercher l'argent auprès des mieux nantis: tour à tour les grands patrimoines, les sociétés de management, les sociétés pétrolières qui enregistrent des surprofits, notamment.

Quatrième dette la plus élevée de la zone euro

La dette publique belge a grimpé à 110,2% du produit intérieur brut (PIB) au deuxième trimestre 2026, indiquent les chiffres publiés par l'office européen de statistiques Eurostat ce mercredi. Ce taux est le quatrième plus élevé de la zone euro.

Dans les faits, la dette publique belge s'est alourdie de 0,8 point de pourcentage par rapport au premier trimestre. Elle s'élevait à 719,07 milliards d'euros à l'issue du deuxième trimestre. Dans la zone euro, seules la Grèce (140,8%), l'Italie (139,9%) et la France (119,1%) affichent un ratio supérieur.

Le déficit budgétaire belge s'est, quant à lui, creusé pour atteindre 5,3% au deuxième trimestre, précise Eurostat.

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