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Deux des trois réseaux d'enseignement en Flandre connaissent une baisse de leurs effectifs d'élèves.

Après le manque d'enseignants, c'est à une "pénurie d'enfants" qu'on assiste dans les écoles flamandes

Pour la deuxième année consécutive, le nombre d'élèves dans les écoles néerlandophones du pays est en baisse. C'est en tous cas ce qui ressort du décompte annuel d'octobre, réalisé au début de chaque année scolaire. "Cela pourrait avoir des conséquences majeures sur le financement et l'organisation de l'enseignement", met en garde Bruno Vanobbergen, directeur général de l'Enseignement catholique en Flandre (Katholiek Onderwijs Vlaanderen). À l’opposé, le réseau de l'Enseignement de la Communauté flamande (GO!) continue de croître malgré la baisse de natalité. Il compte 226.793 élèves, ce qui représente une augmentation de 1.307 élèves par rapport à l'année précédente.

Anne François Pauline Stofferis
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Le nombre total d'élèves dans les écoles néerlandophones a de nouveau diminué. L'Enseignement catholique flamand demeure le principal réseau d'enseignement (libre subventionné), avec 745.057 élèves. Cela représente néanmoins une baisse de 4.340 élèves par rapport à l'année scolaire précédente.

Les effectifs ont également diminué cette année dans l’enseignement officiel subventionné des écoles des villes et communes de Flandre et de Bruxelles (OVSG). À la rentrée de septembre, 173.842 élèves y ont commencé l'année scolaire, contre 176.592 l'an passé.

Ce recul est lié à la natalité, en baisse depuis 2011. Les conséquences de cette tendance se font désormais sentir de plus en plus nettement dans le secteur de l'enseignement. "Nous constatons une baisse progressive du taux de natalité. Par conséquent, nous devons désormais envisager une manière intelligente d'organiser l'offre d'enseignement pour l'avenir", déclare Bruno Vanobbergen, directeur général de l'Enseignement catholique en Flandre.

"Actuellement, le financement des écoles est basé sur le nombre d'élèves : elles ressentiront donc assez rapidement l'impact de la baisse de natalité sur leur budget. Une diminution de 40 à 50 élèves n'entraîne pas une réduction proportionnelle des coûts d'infrastructure ou d'énergie. Il reste néanmoins essentiel de fournir des ressources suffisantes pour garantir la poursuite du fonctionnement des écoles."

Passer à l'échelle supérieure

"C'est pourquoi nous devons nous concentrer sur une échelle plus grande", estime Bruno Vanobbergen. "Actuellement, nous ne prenons pas assez en compte le paysage éducatif à l'échelle d'une région plus vaste. Les écoles sont souvent confrontées au défi de devoir rester ouvertes par leurs propres moyens alors que leurs effectifs sont faibles. Par le passé, cela a parfois conduit à des fermetures."

"En collaborant davantage et en prenant les choses en main à l'échelle régionale ou urbaine, les pouvoirs organisateurs peuvent mutualiser leurs ressources plus intelligemment. Cela garantit l'accessibilité de l'enseignement et nous permet d'offrir une éducation de qualité partout, y compris dans les zones rurales", ajoute Vanobbergen.

Bruno Vanobbergen, directeur général de l'Enseignement catholique en Flandre

"Dans la région du Westhoek, par exemple, nous avons constaté une baisse de 15 % du taux de natalité sur une période de 10 à 12 ans. Par conséquent, nous devons adopter une vue d'ensemble pour déterminer comment organiser l'enseignement de manière intelligente et durable dans cette zone. Mais cet exercice est également nécessaire dans les villes : à Hasselt, le taux de natalité a chuté d'environ 20 % au cours des 12 dernières années."

Quel impact sur la pénurie d'enseignants et les listes d'attente ?

Selon Vanobbergen, la baisse du nombre d'élèves ne résoudra pas la pénurie actuelle d'enseignants. "Cette pénurie varie considérablement d'une région à l'autre. De plus, il existe un manque d’enseignants dans des matières spécifiques, comme les mathématiques et le français. Ces manques ne disparaîtront pas simplement parce qu'il y aura moins d'élèves à l'avenir."

Par ailleurs, la diminution des effectifs scolaires entraînera une sous-utilisation des places dans de nombreuses écoles. Une récente étude de l’Université de Louvain (KU Leuven) sur la capacité d'accueil prévoit un excédent d'environ 41.665 places d'ici 2030. Cela représente près de 6 % des places disponibles.

Parallèlement, dans certaines villes et communes, les parents éprouveront toujours des difficultés à inscrire leurs enfants dans l'école de leur choix. D'importantes sous-capacités sont attendues, notamment à Malines, Vilvorde, Grimbergen, Roulers, Leeuw-Saint-Pierre et Lierre. Ainsi, alors que certaines écoles se vident progressivement, d'autres manqueront de places suffisantes pour accueillir tous les élèves.

Le réseau GO!, une exception

La situation est bien différente pour le réseau d'enseignement de la Communauté flamande (GO!). À la rentrée scolaire, ce réseau comptait 226.793 élèves dans l'enseignement obligatoire, soit une augmentation de 1.307 enfants par rapport à l'année scolaire précédente. Il est frappant de constater que ce réseau se développe alors que la population scolaire en Flandre diminue dans son ensemble en raison de la baisse de la natalité.

"Le fait qu'un nombre croissant d'élèves et de parents optent pour le réseau GO! dans un contexte de recul démographique confirme la confiance accordée à notre système éducatif", déclare le directeur général Koen Pelleriaux. La reprise de diverses écoles communales par GO! contribue également à ces chiffres en hausse.

Toutefois, une nuance s'impose : "Au total, 6.430 élèves n'ont pas pu obtenir une place dans l'école GO! de leur choix. Ces chiffres montrent que, dans plusieurs régions, la demande continue de dépasser l'offre. Des investissements visant à accroître la capacité d'accueil restent donc nécessaires pour garantir à chaque enfant qui le souhaite une place dans une école du réseau GO!", conclut Koen Pelleriaux.

Koen Pelleriaux, directeur général du réseau d'enseignement GO!

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