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Lors d’un contrôle, ils pourront être arrêtés à titre préventif et maintenus en détention pendant 12 heures.

La police d’Anvers pourra arrêter pendant 12 heures des fauteurs de trouble connus, même s’ils n’ont rien commis d’illégal

La police locale d’Anvers va arrêter préventivement certains fauteurs de trouble connus, même lorsqu’ils n’ont rien commis d’illégal au moment où ils sont interpellés. Ils pourront être maintenus en détention administrative pendant 12 heures, soit la durée maximale. C’est ce que prévoit une note interne consultée par le quotidien Gazet van Antwerpen. La police a confirmé cette nouvelle directive à VRT NWS. L’objectif est de préserver la qualité de vie dans la ville et d’encourager ces personnes à accepter une aide. Selon la Ligue des droits humains, cette pratique n’est toutefois pas légale.

Eric Steffens
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La police anversoise tient une liste de ces fauteurs de trouble, qu’elle désigne sous le terme de "claimers". "On ne devient pas claimer simplement comme ça. Ces personnes sont connues pour provoquer systématiquement des nuisances", précise la police.

Selon la nouvelle directive, les "claimers" doivent être arrêtés administrativement pendant 12 heures maximum dès qu’ils sont repérés quelque part, par exemple lors d’un contrôle. Il n’est donc plus nécessaire qu’ils aient commis une infraction ou qu’ils soient effectivement en train de causer des nuisances au moment de leur interpellation.

"Cette mesure vise à préserver la qualité de vie à Anvers, à signaler les personnes en séjour irrégulier au Service des étrangers et à orienter les personnes confrontées à une problématique d’addiction vers les services d’aide."

La police a discuté de cette directive avec le cabinet de la bourgmestre d’Anvers, Els van Doesburg (N-VA). Selon celui-ci, il n’existe pas encore de moyens administratifs permettant de contraindre ces personnes à se faire aider.

"Tant que nous ne pouvons pas contraindre ces personnes à recourir à l’aide, nous allons au moins, par cette voie, les encourager sérieusement à l’accepter", explique le porte-parole David Cleiren.

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