Un homme âgé 21 ans originaire de Bruges (Flandre occidentale) a été condamné à cinq ans de prison avec sursis pour le viol d’une jeune fille de 16 ans de Termonde (Flandre orientale). Il a également accepté de se soumettre à une castration chimique. L’individu avait menti sur son âge lorsqu’il avait pris contact avec l’adolescente via les réseaux sociaux avant de la violer.
Un homme de 21 ans condamné pour le viol d’une adolescente de 16 ans, accepte une castration chimique
Au début de cette année, l’individu, âgé de 21 ans, s’était fait passer pour un jeune homme de 18 ans sur les réseaux sociaux. C’est ainsi qu’il était entré en contact avec l’adolescente de 16 ans originaire de Termonde. Au cours de leurs échanges, il lui avait demandé de lui envoyer des photos dénudées, ce qu’elle avait fait. Il avait également réussi à la convaincre de le rencontrer en personne.
Peu après, l’homme s’est rendu à l’appartement de la jeune fille et a tenté d’avoir des relations sexuelles avec elle. "Ma cliente lui a demandé à plusieurs reprises d’arrêter", explique son avocat, Lars De Coster.
"Ils ont finalement eu des relations sexuelles parce que ma cliente avait le sentiment qu’elle ne pouvait plus faire marche arrière. Il a également diffusé les photos dénudées sur les réseaux sociaux. Ce qui a provoqué un traumatisme énorme pour la jeune fille."
L'individu avait déjà contacté d’autres mineures
Le parquet s’est penché sur le passé de l’homme. Il est apparu qu’il avait déjà contacté à plusieurs reprises des filles mineures via les réseaux sociaux depuis 2023. Un psychiatre désigné par la justice l’a décrit comme une personne présentant une déficience intellectuelle légère et une hypersexualité, avec un risque important de récidive.
Alors qu’il avait lui-même 18 ans, il aurait également agressé sexuellement une fille de 12 ans. Le tribunal correctionnel de Gand se prononcera encore sur cette affaire en juin.
Castration chimique
Pour le viol de l’adolescente de 16 ans, l’homme a été condamné à cinq ans de prison avec sursis. S’il respecte certaines conditions, il ne devra donc pas aller en prison. Il devra notamment se soumettre à une castration chimique et respecter une interdiction de contact avec la victime pendant trois ans. L’homme originaire de Bruges devra également lui verser 4.000 euros de dommages et intérêts. Son avocat, Koen Blomme, a expliqué que son client avait conscience d’avoir besoin d’aide. "Il accepte donc la castration chimique."
Celle-ci consiste à faire baisser le taux de testostérone à l’aide de médicaments afin de réduire, voire de supprimer, le désir sexuel. Un tribunal ne peut imposer cette mesure que si la personne condamnée y consent elle-même.
Selon l’avocat Koen Blomme, la jeune fille était d’accord pour avoir des relations sexuelles. Mais en raison de son âge, son consentement n’avait aucune valeur juridique. "Elle ne s’est adressée à la police qu’après avoir découvert que l’homme avait menti sur son âge et avait déjà un casier judiciaire", a déclaré l’avocat.
