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Des blaireaux aperçus dans les Ardennes flamandes après 35 ans d'absence

Un terrier de blaireaux - un réseau souterrain de galeries où vivent ces mammifères carnivores - a été découvert dans les Ardennes flamandes pour la première fois depuis plus de 35 ans. L'Agence pour la nature et les forêts (ANB) ne révèle pas l'emplacement exact de la famille de blaireaux afin de protéger les animaux.

Anne François Greet Swimberghe
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Il est difficile de déterminer avec précision combien de blaireaux occupent ce nouveau terrier. "Ce sont des animaux nocturnes et un terrier comporte généralement plusieurs entrées", explique Jan Menschaert de l’Agence pour la nature et les forêts. "Toutefois, une reproduction réussie nécessite au moins deux individus; une famille moyenne en compte entre six et huit."

Fin de l'élimination systématique

"Le fait que cela faisait 35 ans que nous n'avions pas trouvé de preuve de reproduction réussie chez les blaireaux est exceptionnel", estime Jan Menschaert. Bien que quelques blaireaux aient été aperçus ces dernières années - y compris des individus tués sur la route -, aucune véritable famille vivant dans un terrier n'avait été découverte jusqu'à présent.

Aujourd'hui, pour la première fois, de jeunes blaireaux ont été repérés, signe que la population est en train de se rétablir en Flandre. Selon l'ANB, la population de blaireaux en Flandre augmente ces dernières années. Auparavant, l'espèce n'était présente que dans la région des Fourons (province du Limbourg), mais les blaireaux apparaissent désormais ailleurs également.

Cela s'explique en partie par le fait que les renards - qui partagent souvent le même terrier que les blaireaux - ne font plus l'objet d'une élimination systématique. Une gestion durable de la nature joue également un rôle, en garantissant que les animaux trouvent suffisamment de nourriture pour assurer la survie de l'espèce.

L'entrée d'un terrier de blaireaux

Le lieu exact tenu secret

Afin de garantir aux animaux la tranquillité nécessaire, l'ANB ne révèle pas l'emplacement exact du terrier. "Les blaireaux sont craintifs et très sensibles au dérangement. Nous ne voulons pas que les gens partent à leur recherche. C'est pourquoi nous n'installerons pas non plus de panneaux de signalisation."

Il est conseillé à toute personne croisant un blaireau de simplement poursuivre sa route à pied ou à vélo; l'animal s'éloignera alors calmement. Les blaireaux ne représentent aucun danger pour l'homme. Ce sont des omnivores qui se nourrissent notamment de vers de terre et de fruits. "Il est fortement déconseillé de les nourrir", souligne Jan Menschaert, "bien que les chances d'y parvenir soient minces compte tenu de la timidité de l'animal."

L'ANB va désormais surveiller le terrier en collaboration avec l'Institut de recherche sur la nature et la forêt (INBO) afin d'obtenir une vision précise de la population de blaireaux.

"La plupart des problèmes proviennent de collisions avec des véhicules, une situation qui existe depuis longtemps dans la région des Fourons. C'est pourquoi l'ANB compte collaborer avec les autorités locales pour étudier la possibilité de créer des passages pour la faune ou des points de passage aux endroits où les blaireaux traversent la route", conclut Jan Menschaert.

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